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 etudes en prothese dentaire

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leila



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MessageSujet: etudes en prothese dentaire   Mar 1 Mai - 16:17

Bonjour à tous,

Etant prothésiste dentaire depuis environ 4 ans, je termine actuellement ma dernière année en vue de l'obtention du certificat pedagogique pour pouvoir être enseignante. Et qui dit dernière année, dit travail de fin d'étude. Le sujet que j'ai voulu aborder est la dévalorisation de l'enseignement technique et particulièrement la section prothèse dentaire.
La raison pour laquelle je fais appel à vous, est que je suis à la recherche de l'histoire des études en prothèse dentaire en Belgique. Donc si quelqu'un avait des connaissances à ce sujet là, cela m'aiderait beaucoup. Aussi, j'ai voulu aborder brièvement dans mon mémoire, la notion de dévalorisation du métier lui-même. Pensez vous être dévaloriser à pratiquer cette profession, et si oui pourquoi?
Et ma dernière demande serait de savoir si l'enseignement dispensé est en corrélation avec les aptitudes à avoir sur le terrain, donc en laboratoire. Sachant aussi, que j'ai été diplômé dans l'enseignement normal (à l'institut De Mot Couvreur), pensez vous qu'il est plus efficace que l'enseignement en alternance ( Infac).

Voilà, j'attend vos réponses, et j'espère qu'elles m'aideront dans l'élaboration de mon travail.

En vous remerciant, d'avance
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marc fery



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MessageSujet: Re: etudes en prothese dentaire   Mer 2 Mai - 8:12

Bonjour et bienvenue à vous sur ce site.

Dévalorisation de l'enseignement technique :
Pas du tout, je trouve qu’il a un regain d’intérêt justement en définissant mieux son contexte et ses objectifs ; ainsi, le jeune qui n’a pas l’intention de poursuivre de longues études supérieures peut acquérir une formation qui le plongera rapidement dans la vie active. A lui de se donner les moyens d’évoluer et de se perfectionner par la suite, comme dans n’importe quel autre domaine.

et particulièrement la section prothèse dentaire ??
Pourquoi cette formation plutôt qu’une autre subirait-elle une dépréciation ?

l'histoire des études en prothèse dentaire en Belgique :
je passe, il y a moyen d’avoir ces renseignements auprès des écoles (dates de créations de la section etc…)

Dévalorisation du métier lui-même. Pensez vous être dévaloriser à pratiquer cette profession, et si oui pourquoi.
Aux yeux de qui ? le regard de soi ou le regard des autres ???Satisfaction personnelle ???
Faudrait poser la question aux dentistes : « que pensez-vous de votre mécano ?? » la réponse est contenue dans la question.
Quand j’étais petit, mon grand père me disait voyant le laboratoire dentaire en face de chez lui toujours allumé à des 22-23h°°: ‘’tu as choisi un bon métier, il y a du travail’’ .

En ce qui concerne la formation, je crois que d’une manière générale, l’enseignement sera toujours en décalage avec la réalité des entreprises. Le temps que l’enseignant prenne conscience des changements (information), qu’il maîtrise les nouvelles matières (compétence) qu’il ajuste ses cours… et hop , le voilà déjà dépassé. Cela va de plus en plus vite maintenant mais, cet état de fait c’est toujours produit et il en est de même tant en primaire ou en secondaire (hihi) qu’à l’université. Un bon enseignant est celui qui apprend à apprendre….
L’enseignement est censé apprendre la base élémentaire d’un métier ; prophylaxie, fonctionnalité, compatibilité et esthétisme. Tous ces points sont à respecter aussi bien dans le cas des nouvelles technologies. Un minimum de technique et de doigté doit nous permettre de nous adapter à toutes nouvelles situations.

Voilà un avis , bon travail....

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Marc
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tutti-frutti



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MessageSujet: Re: etudes en prothese dentaire   Ven 4 Mai - 12:43

leila a écrit:
Bonjour à tous,

Etant prothésiste dentaire depuis environ 4 ans, je termine actuellement ma dernière année en vue de l'obtention du certificat pedagogique pour pouvoir être enseignante. Et qui dit dernière année, dit travail de fin d'étude. Le sujet que j'ai voulu aborder est la dévalorisation de l'enseignement technique et particulièrement la section prothèse dentaire.
La raison pour laquelle je fais appel à vous, est que je suis à la recherche de l'histoire des études en prothèse dentaire en Belgique. Donc si quelqu'un avait des connaissances à ce sujet là, cela m'aiderait beaucoup. Aussi, j'ai voulu aborder brièvement dans mon mémoire, la notion de dévalorisation du métier lui-même. Pensez vous être dévaloriser à pratiquer cette profession, et si oui pourquoi?
Et ma dernière demande serait de savoir si l'enseignement dispensé est en corrélation avec les aptitudes à avoir sur le terrain, donc en laboratoire. Sachant aussi, que j'ai été diplômé dans l'enseignement normal (à l'institut De Mot Couvreur), pensez vous qu'il est plus efficace que l'enseignement en alternance ( Infac).

Voilà, j'attend vos réponses, et j'espère qu'elles m'aideront dans l'élaboration de mon travail.

En vous remerciant, d'avance

Bonjour Leila,

Permettez moi !
Leila ?? Féminin je suppose, puisque vous vous destinez à devenir enseignante !
Ce simple "e" me porte à vous croire sincère !
Vous devez avoir dans les alentours de 25 ans puisque vous travaillez déjà 4 ans comme technicienne.
Vous habitez sans doute Bruxelles où sa région puisque vous y avez fait vos études !
Sans doute voulez-vous garder secret le labo où vous travaillez ?
Je peux comprendre ????

Vos questions concernant votre certificat pédagogique !

D'abord une question personnelle, le jour où vous vous trouverez devant une classe d'élève trouverez-vous plus pédagogique de rester dans l'anonymat ? ? Simple question !

Le choix de votre sujet "la dévalorisation de l'enseignement technique et particulièrement la section prothèse dentaire" & "la notion de dévalorisation du métier lui-même. Pensez vous être dévaloriser à pratiquer cette profession, et si oui pourquoi ?" ... et vos 4 années de pratique me font croire que vous avez déjà une opinion sur le sujet !
Non ???

Si vous lisez attentivement tous les messages qui jusqu'à ce jour ont été postés dans ce forum je pense que vous arriverez à vous faire une bonne opinion sur le métier ! Je ne vois pas l'utilité de nous faire retravailler !
Par contre cela m'intéresserait d'avoir vos conclusions ou une copie de votre travail de fin d'études !

Concernant l'histoire de notre profession en Belgique je pense, comme monsieur Marc Fery, que vous trouverez cela dans les écoles du royaume !
Si vous voulez mon histoire... voyez mon profil ! Mais ceci est bien secondaire ! Ha ha !

Concernant votre dernière "demande" si vous me donnez votre adresse e-mail je peux vous garantir que je vous donnerai la preuve que si l'enseignement de base donné dans nos écoles est "bon" pour des jeunes se vouant à un métier manuel, qu'il est nettement insuffisant si la curiosité et la remise en question n'est pas perpétuellement présente, stimulé et enseigné par des professeurs motivés ! ! !

Voilà comme première réponse !

Dans l'attente impatiente de votre participation... qui se fait déjà un peu attendre ??? veuillez...

Cordialement

Robert Nyst


Dernière édition par le Dim 6 Mai - 11:09, édité 1 fois
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leila



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MessageSujet: etudes en prothese dentaire   Dim 6 Mai - 10:53

Bonjour M Robert Nyst,


J'ai bien lu vos réponses, et je vous remercie d'y avoir consacrer du temps.
En effet cela va faire 4 ans que je travaille en laboratoire, et loin des 25 ans, je n'en ai que 23.

Tout d'abord, je voudrais souligner que je n'ai pas personnellement une image dévalorisante de la profession même si mon parcours n'est pas très classique dans le sens où la prothèse n'était pas vraiment un choix. Il est évident que je suis très satisfaite malgré tout de ce que m'apporte mon métier.
Ma motivation a aborder un tel sujet vient du fait que bon nombre de diplômés en prothèse dentaire ne trouvent pas d'emploi, alors que certains laboratoires sont à la recherche de prothésiste. Je me pose alors la question de savoir pq ces jeunes ne sont pas embauchés? C'est à travers cette constatation que j'en conclus que l'enseignement de section prothèse dentaire est dévalorisé par les professionnels.

C'est pour ça que je voudrais connaître vos points de vues. Quelles sont pour vous les raisons à cette dévalorisation et les solutions?

Pour ce qui en est de la dévalorisation par rapport au grand public, celle-ci vient du fait que la section est très peu connue de tous et donc peu de personne ne pense à suivre cette formation.
Je pense que plus les sections sont petites, moins on y prête attention.
Dans mon travail de fin d'étude, j'ai penser à certaines pistes de valorisation afin de permettre à plus de jeunes d'avoir des informations sur la profession, et surtout de tenter de combler le fossé entre les notions apprises en classes et les travaux demandés en laboratoire, et ce afin de répondre au mieux aux attentes actuelles du métier.

Voilà les raisons qui mon poussées à travailler sur ce sujet. Au fil de mes recherches, j'ai compris que la dévalorisation de l'enseignement technique et celle de la section prothèse dentaire ont deux aspects différents, parceque l'enseignement technique fait face à des problèmes auxquels la section prothèse dentaire n'est pas concernée.

J'espère que vous comprendrez un peu mieux mes motivations.
Vos réponses ne feront qu'enrichir le développement de mon travail et je vous en remercie d'avance.

Bien à vous
Leila
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tutti-frutti



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MessageSujet: Re: etudes en prothese dentaire   Dim 6 Mai - 12:25

leila a écrit:

En effet cela va faire 4 ans que je travaille en laboratoire, et loin des 25 ans, je n'en ai que 23.
Votre "loin" est charmant ! Moi que 56... loin de 58 ??? (humour)

leila a écrit:
Tout d'abord, je voudrais souligner que je n'ai pas personnellement une image dévalorisante de la profession même si mon parcours n'est pas très classique dans le sens où la prothèse n'était pas vraiment un choix. Il est évident que je suis très satisfaite malgré tout de ce que m'apporte mon métier.

D'une manière intrinsèque l'appréciation d'un métier est une chose bien délicate ! Nous pourrions, selon l'angle abordé, en faire tout une étude ! Selon que ce soit sous l'angle personnel, social, économique, créatif, technique etc... Que préférez-vous ???
Exemple, on vous aurait proposé un rôle d'actrice vedette, richement rémunérée ou de technicienne dentaire ? Quel destin choisiriez-vous ??

leila a écrit:
Ma motivation a aborder un tel sujet vient du fait que bon nombre de diplômés en prothèse dentaire ne trouvent pas d'emploi, alors que certains laboratoires sont à la recherche de prothésiste. Je me pose alors la question de savoir pq ces jeunes ne sont pas embauchés? C'est à travers cette constatation que j'en conclus que l'enseignement de section prothèse dentaire est dévalorisé par les professionnels.
C'est pour ça que je voudrais connaître vos points de vues. Quelles sont pour vous les raisons à cette dévalorisation et les solutions?

Avant d'aborder la question de la "dévalorisation" ! Vous dites que les uns ne trouvent pas d'emploi et les autres pas de techniciens ? Avouez qu'ici la réponse est extrêmement simple ! Notre secteur possède le taux de rémunération le plus bas et ceci est déjà à la limite du rentable pour les laboratoires ? Il y donc un problème de marges de bénéfices bloquant tout le secteur ???
Pourquoi ! ?? Je peux vous émettre un avis...

leila a écrit:
Pour ce qui en est de la dévalorisation par rapport au grand public, celle-ci vient du fait que la section est très peu connue de tous et donc peu de personne ne pense à suivre cette formation.
Je pense que plus les sections sont petites, moins on y prête attention.
Dans mon travail de fin d'étude, j'ai penser à certaines pistes de valorisation afin de permettre à plus de jeunes d'avoir des informations sur la profession, et surtout de tenter de combler le fossé entre les notions apprises en classes et les travaux demandés en laboratoire, et ce afin de répondre au mieux aux attentes actuelles du métier.

Le grand public ne connaît pas le secteur ??? Etrange ne trouvez-vous pas ??? Alors que les média sont plein de publicités concernant les brosses à dents, les dentifrices, le fluor, le blanchiment, les facettes, les implants, la gratuité des soins pour les jeunes, le remboursement de la mutuelle. Les salles d'attente des dentistes sont remplies des dépliants, des folders de toutes sortes... ainsi que du diplôme LSD encadré sous verre ... MAIS jamais un dépliant, une affiche de leur prothésiste ! Pourquoi ! Inconnu de la profession ??? Laissez moi rire ! Ha ha !
Un jour j'avais donné une affiche de mon labo à un de mes clients dentiste ! A mettre dans sa salle d'attente ! Il m'a demandé si je voulais rire !


leila a écrit:
Voilà les raisons qui mon poussées à travailler sur ce sujet. Au fil de mes recherches, j'ai compris que la dévalorisation de l'enseignement technique et celle de la section prothèse dentaire ont deux aspects différents, parceque l'enseignement technique fait face à des problèmes auxquels la section prothèse dentaire n'est pas concernée.
Je vous dirais que le problème du technicien dentaire doit être le même que celui de l'entrepreneur avec son architecte, de l'agriculteur avec la chaîne de distribution, etc... ! De beaux métiers mais ????

Si notre métier est parfois connu du grand public, malheureusement, c'est par l'aspect réparations de vieux râteliers qui d'habitude, par leur prix (?), ont une moyenne de plus de 30ans ! Ecririez-vous plus de 30 ans avec un vieux bic mâchonné de toute part, puant et bourré de tarte et plaque dentaire ? Ceci ne motivant évidemment pas les jeunes et on le comprends ! !

leila a écrit:
J'espère que vous comprendrez un peu mieux mes motivations.
Vos réponses ne feront qu'enrichir le développement de mon travail et je vous en remercie d'avance.

Je comprends mieux vos motivations et laissez-moi espérer vous enrichir, comme vous me le demandez, par d'autre horizons. Un peu comme le jeu de "Fort Boyard" je vous invite à découvrir des trésors nouveaux au saint de notre profession !


A bientôt ??

Robert Nyst
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MessageSujet: Re: etudes en prothese dentaire   Ven 11 Mai - 10:19

Bonjour,

Nous avançons à grand pas dans le compréhension de l'attrait de notre profession !

Je pense que Leila est aussi une petit rigolote !

Amitiés

Robert Nyst
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marc fery



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MessageSujet: Re: etudes en prothese dentaire   Mer 16 Mai - 9:46

leila a écrit:

Voilà les raisons qui mon poussées à travailler sur ce sujet. Au fil de mes recherches, j'ai compris que la dévalorisation de l'enseignement technique et celle de la section prothèse dentaire ont deux aspects différents, parceque l'enseignement technique fait face à des problèmes auxquels la section prothèse dentaire n'est pas concernée.

J’aimerais en savoir plus sur vos constats.
Pourriez-vous nous informer au fur et à mesure de l’évolution de votre travail.
Merci d’avance.

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Anelli Jonathan



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MessageSujet: Re: etudes en prothese dentaire   Mar 22 Mai - 19:16

leila a écrit:
Bonjour M Robert Nyst,


J'ai bien lu vos réponses, et je vous remercie d'y avoir consacrer du temps.
En effet cela va faire 4 ans que je travaille en laboratoire, et loin des 25 ans, je n'en ai que 23.

Tout d'abord, je voudrais souligner que je n'ai pas personnellement une image dévalorisante de la profession même si mon parcours n'est pas très classique dans le sens où la prothèse n'était pas vraiment un choix. Il est évident que je suis très satisfaite malgré tout de ce que m'apporte mon métier.
Ma motivation a aborder un tel sujet vient du fait que bon nombre de diplômés en prothèse dentaire ne trouvent pas d'emploi, alors que certains laboratoires sont à la recherche de prothésiste. Je me pose alors la question de savoir pq ces jeunes ne sont pas embauchés? C'est à travers cette constatation que j'en conclus que l'enseignement de section prothèse dentaire est dévalorisé par les professionnels.

aaaaaa excusez moi messieurs (je ne vous considères pas dans la tranche du troisième age loin de là lol) mais sa fait enfin plaisir d'avoir une personne de ma génération sur le forum. je sais à défaut de n'etre plus étudiante mais cela fait encore plaisir de voir que je ne suis pas le seul jeunooo de la bande lol !!!

blagues a part je suis assez d'accord avec leila pour dire que le métier m'a l'air cruel avec les jeunes prothésistes tout juste sorti de leurs études.

allez savoir

amicalement jona
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tutti-frutti



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MessageSujet: Re: etudes en prothese dentaire   Mar 22 Mai - 22:28

Anelli Jonathan a écrit:
leila a écrit:
Bonjour M Robert Nyst,


J'ai bien lu vos réponses, et je vous remercie d'y avoir consacrer du temps.
En effet cela va faire 4 ans que je travaille en laboratoire, et loin des 25 ans, je n'en ai que 23.

Tout d'abord, je voudrais souligner que je n'ai pas personnellement une image dévalorisante de la profession même si mon parcours n'est pas très classique dans le sens où la prothèse n'était pas vraiment un choix. Il est évident que je suis très satisfaite malgré tout de ce que m'apporte mon métier.
Ma motivation a aborder un tel sujet vient du fait que bon nombre de diplômés en prothèse dentaire ne trouvent pas d'emploi, alors que certains laboratoires sont à la recherche de prothésiste. Je me pose alors la question de savoir pq ces jeunes ne sont pas embauchés? C'est à travers cette constatation que j'en conclus que l'enseignement de section prothèse dentaire est dévalorisé par les professionnels.

aaaaaa excusez moi messieurs (je ne vous considères pas dans la tranche du troisième age loin de là lol) mais sa fait enfin plaisir d'avoir une personne de ma génération sur le forum. je sais à défaut de n'etre plus étudiante mais cela fait encore plaisir de voir que je ne suis pas le seul jeunooo de la bande lol !!!

blagues a part je suis assez d'accord avec leila pour dire que le métier m'a l'air cruel avec les jeunes prothésistes tout juste sorti de leurs études.

allez savoir

amicalement jona

Troisième âge ! Bof ! Je constate que je démarre encore au premier coup et que j'assume !
Ce n'est vraiment pas de notre faute si votre génération ne se fait pas plaisir ? ? Moi qui aime lire ! Lol là ! Hi ! hi !
Espérons pour vous qu'ailleurs....? Si tu as une adresse ??? Moi je cherche ???

Blagues à part je suis assez d'accord avec ton interprétation de l'opinion cruelle émise... à son insu ??? par Lolita !
Je vois que tu es perspicace ?
Ce que j'espère surtout c'est que vous puissiez remédier à tout cela autrement que par le silence internetoscriptique alors que vous êtes fraîchement sorti des forums scolaires riches en débats... d'avenirs ?

Amitiés
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marc fery



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MessageSujet: Re: etudes en prothese dentaire   Jeu 24 Mai - 7:45

Perspicace, bien vu Jona mais ne te réjouis pas trop vite car ta nouvelle protégée c’est déjà envolée vers le silence et l’oubli, telle une éphémère.
Les jeunes ne sont-ils pas cruels avec les vieux parfois ?? œil pour œil , dent pour dent hihi))).
Non sans blagues, nous revoilà comme des Porai avec nos fantômes et nos énigmes???
le foro-meurt

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MessageSujet: Re: etudes en prothese dentaire   Jeu 24 Mai - 8:42

marc fery a écrit:
Perspicace, bien vu Jona mais ne te réjouis pas trop vite car ta nouvelle protégée c’est déjà envolée vers le silence et l’oubli, telle une éphémère.
Les jeunes ne sont-ils pas cruels avec les vieux parfois ?? œil pour œil , dent pour dent hihi))).
Non sans blagues, nous revoilà comme des Porai avec nos fantômes et nos énigmes???
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Fan tome 1 ? T'en fais pas on laissera des traces !

Le passe-m(o)uraille
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MessageSujet: Liberté d'expression   Jeu 24 Mai - 10:31

http://fr.wikipedia.org/

Liberté d'expression

L'encyclopédie libre.


La liberté d'opinion et d'expression est généralement considérée comme une liberté fondamentale de l'homme.
Elle est citée à l'article 19 de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme comme suit:

« Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »

De même, dans la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen de 1789 (article 11) :

« La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'homme ; tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi. »


Pour l'Europe (Convention européenne des droits de l’Homme, Conseil de l’Europe de 1950 (article 10) :

« 1 Toute personne a droit à la liberté d'expression. Ce droit comprend la liberté d'opinion et la liberté de recevoir ou de communiquer des informations ou des idées sans qu'il puisse y avoir ingérence d'autorités publiques et sans considération de frontière. Le présent article n'empêche pas les États de soumettre les entreprises de radiodiffusion, de cinéma ou de télévision à un régime d'autorisations. »

« 2 L'exercice de ces libertés comportant des devoirs et des responsabilités peut être soumis à certaines formalités, conditions, restrictions ou sanctions prévues par la loi, qui constituent des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la sécurité nationale, à l'intégrité territoriale ou à la sûreté publique, à la défense de l'ordre et à la prévention du crime, à la protection de la santé ou de la morale, à la protection de la réputation ou des droits d'autrui, pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles ou pour garantir l'autorité et l'impartialité du pouvoir judiciaire. »
Jurisprudence (Cour Européenne des Droits de l’Homme, 21 janvier 1999, n°29183/95, Fressoz et Roire c. France) :

« La liberté d'expression vaut non seulement pour les « informations » ou « idées » accueillies avec faveur ou considérées comme inoffensives ou indifférentes, mais aussi pour celles qui heurtent, choquent ou inquiètent : ainsi le veulent le pluralisme, la tolérance et l'esprit d'ouverture sans lesquels, il n'est pas de « société démocratique ». »

Si la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 ne spécifie pas davantage de conditions particulières ni restrictions à cette liberté d'expression, cependant, un certain nombre de juridictions, sous l'égide des Nations unies et des pays y adhérant, -ce qui est le cas de la législation française-, limitent toutefois cette liberté aux propos incitant à la haine raciale, nationale ou religieuse et relevant de l'appel au meurtre qui sont des délits interdits par la loi.
Elle va de pair avec la liberté d'information et plus spécifiquement la liberté de la presse, qui est la liberté pour un propriétaire de journal de dire ou de taire ce que bon lui semble dans son journal, sous réserve d'en répondre devant les tribunaux en cas de diffamation ou calomnie. La calomnie et la diffamation étant là aussi, les restrictions imposées à la notion de liberté d'expression pour toute parole publique, comme pour l'incitation à la haine et au meurtre.
Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, adopté par l'Assemblée générale des Nations unies précise que la liberté d'expression comprend «la liberté de rechercher, de recevoir et de répandre des informations et des idées de toute espèce sans considération de frontière» (article 4.).
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MessageSujet: Le Code noir   Jeu 24 Mai - 10:52

Le Code noir

ou édit du Roi servant de règlement pour le gouvernement et l'administration de justice et de la police des îles françaises de l'Amérique, et pour la discipline et le commerce des nègres et esclaves dans lesdits pays (1685)

L'ordonnance royale de 1685, année aussi de la révocation de l'édit de Nantes, reçut dès son impression le nom de Code noir. Elle définit le statut juridique des esclaves ; elle leur reconnaît, fidèle en cela au droit canon, une âme mais, héritière du droit romain, elle les traite en biens meubles (dans les comptes de plantation les esclaves sont le plus souvent rangés à l'article " cheptel "). Deux bonnes études historiques l'ont analysée : une, plus juridique, ~J.-P. Hesse, " Le Code noir : de l'homme et de l'esclave ", De la traite et de l'esclavage, actes du colloque international de Nantes, 1985, Nantes, 1988, ~t. 2; l'autre, plus engagée, ~L. ~Salas-Molins, Le Code noir ou le calvaire de Canaan, Paris, ~PUF, 1987.


Article premier. Voulons et entendons que l'édit du feu roi de glorieuse mémoire notre très honoré seigneur et père, du 23 avril 1615, soit exécuté dans nos îles. Ce faisant, enjoignons à tous nos officiers de chasser hors de nos îles tous les juifs qui y ont établi leur résidence, auxquels, comme aux ennemis déclarés du nom chrétien, nous commandons d'en sortir dans trois mois, à compter du jour de la publication des présentes, à peine de confiscation de corps et de biens.
Article 2. Tous les esclaves qui seront dans nos îles seront baptisés et instruits dans la religion catholique, apostolique et romaine. ~[... ]
Article 3. Interdisons tout exercice public d'autre religion que de la catholique, apostolique et romaine. [... ]
Article 4. Ne seront préposés aucuns commandeurs à la direction des nègres, qui ne fassent profession de la religion catholique, apostolique et romaine, à peine de confiscation des dits nègres contre les maîtres qui les auront préposés et de punition arbitraire contre les commandeurs qui auront accepté ladite direction
Article 6. Enjoignons à tous nos sujets, de quelque qualité et condition qu'ils soient, d'observer les jours de dimanche et fêtes qui sont gardés par nos sujets de la religion catholique, apostolique et romaine. Leur défendons de travailler, ni faire travailler leurs esclaves aux dits jours, depuis l'heure de minuit jusqu'à l'autre minuit, à la culture de la terre, à la manufacture des sucres, et à tous autres ouvrages, à peine d'amende et de punition arbitraire contre les maîtres, et de confiscation tant des sucres que des dits esclaves qui seront surpris par nos officiers dans leur travail.
Article 7. Leur défendons pareillement de tenir le marché des nègres et de toutes autres marchandises les dits jours sur pareille peine de confiscation des marchandises qui se trouveront alors sur le marché, et d'amende arbitraire contre les marchands. [... ~1
Article 9. Les hommes libres qui auront eu un ou plusieurs enfants de leurs concubinages, avec leurs esclaves, ensemble les ~maîtres qui les auront soufferts, seront chacun condamnés à une amende de deux mille livres de sucre. Et s'ils sont les maîtres de l'esclave de laquelle ils auront eu les dits enfants, voulons qu'outre l'amende, ils soient privés de l'esclave et des enfants, et qu'elle et eux soient confisqués au profit de l'hôpital, sans jamais pouvoir être affranchis. N'entendons toutefois le présent article avoir lieu, lorsque l'homme libre qui n'était point marié à une autre personne durant son concubinage avec son esclave, épousera dans les formes observées par l'Église sa dite esclave, qui sera affranchie par ce moyen, et les esclaves rendus libres et légitimes.
Article 10. Les dites solennités prescrites par l'ordonnance de Blois et par la déclaration du mois de novembre 1639, pour les mariages, seront observées tant à l'égard des personnes libres que des esclaves, sans néanmoins que le consentement du père et de la mère de l'esclave y soit nécessaire, mais celui du maître seulement.
Article 1 1. Défendons très expressément aux curés de procéder aux mariages des esclaves, s'ils ne font apparoir du consentement de leurs maîtres. Défendons aussi aux maîtres d'user d'aucunes contraintes sur leurs esclaves pour les marier contre leur gré.
Article 12. Les enfants qui naîtront du mariage entre esclaves seront esclaves et appartiendront aux maîtres des femmes esclaves, et non à ceux de leur mari, si le mari et la femme ont des maîtres différents.

Article 13. Voulons que si le mari esclave a épousé une femme libre, les enfants tant mâles que filles suivent la condition de leur mère et soient libres comme elle nonobstant la servitude de leur père; et que si le père est libre et la mère esclave, les enfants soient esclaves pareillement.
Article 14. Les maîtres seront tenus de faire mettre en terre sainte dans les cimetières destinés à cet effet leurs esclaves baptisés; et à l'égard de ceux qui mourront sans avoir reçu le baptême, ils seront enterrés la nuit dans quelque champ voisin du lieu où ils seront décédés.
Article 15. Défendons aux esclaves de porter aucune arme offensive, ni de gros bâtons, à peine de fouet et de confiscation des armes au profit de celui qui les en trouvera saisis; à l'exception seulement de ceux qui seront envoyés à la chasse par leurs maîtres, et qui seront porteurs de leurs billets ou marques connues.
Article 16. Défendons pareillement aux esclaves appartenant à différents maîtres de s'attrouper le jour ou la nuit sous prétexte de noces ou autrement, soit chez l'un de leurs maîtres ou ailleurs, et encore moins dans les grands chemins ou lieux écartés, à peine de punition corporelle, qui ne pourra être moindre que du fouet et de la fleur de lis; et en cas de fréquentes récidives et autres circonstances aggravantes, pourront être punis de mort, ce que nous laissons à l'arbitrage des juges. Enjoignons à tous nos sujets de courir sus aux contrevenants, et de les arrêter et de les conduire en prison, bien ~qu'ils ne soient officiers et ~qu'il n'y ait contre eux aucun décret.
Article 17. Les maîtres qui seront convaincus d'avoir ~permis ou toléré telles assemblées composées d'autres esclaves que de ceux qui leur appartiennent, seront condamnés en leurs propres et privés noms de réparer tout le dommage qui aura été fait à leurs voisins à l'occasion des dites assemblées, et en dix écus d'amende pour la première fois, et au double en cas de récidive.
Article 18. Défendons aux esclaves de vendre des cannes à sucre pour quelque cause et occasion que ce soit, même avec la permission de leurs maîtres, à peine de fouet contre les esclaves, et de dix livres tournois contre leurs maîtres qui l'auront permis, et de pareille amende contre l'acheteur.
Article 19. Leur défendons aussi d'exposer en vente au marché, ni de porter dans les maisons particulières pour vendre aucune sorte de denrées, même des fruits, légumes, bois à brûler, herbes pour la nourriture des bestiaux et leurs manufactures, sans permission expresse de leurs maîtres par un billet ou par des marques connues, à peine de revendication des choses ainsi vendues, sans restriction du prix par leurs maîtres, et de six livres tournois d'amende à leur profit contre les acheteurs. [... ~1
Article 21. Permettons à tous nos sujets habitants de nos îles de se saisir de toutes les choses dont ils trouveront les esclaves chargés ~lorsqu'ils n'auront point de billets de leurs maîtres, ni de marques connues, pour être rendues incessamment à leurs ~maîtres, si les habitations sont voisines du lieu où les esclaves auront été surpris en délit; sinon elles seront incessamment envoyées à l'hôpital pour y être en dépôt ~jusqu'à ce que les ~maîtres en aient été avertis.
Article 22. Seront tenus les ~maîtres de faire fournir, par chacune semaine, à leurs esclaves âgés de dix ans et au-dessus pour leur nourriture, deux pots et de~mi, mesure du pays, de farine de manioc, ou trois ~cassaves pesant deux livres et demie chacun au moins, ou choses équivalentes, avec deux livres de bœuf salé ou trois livres de poisson ou autres choses à proportion; et aux enfants, depuis ~qu'ils sont sevrés ~jusqu'à l'âge de dix ans, la moitié des vivres ci-dessus.
Article 23. Leur défendons de donner aux esclaves de l'eau-de-vie de canne ~guildent pour tenir lieu de la subsistance mentionnée au précédent article.
Article 24. Leur défendons pareillement de se décharger de la nourriture et subsistance de leurs esclaves en leur permettant de travailler certain jour de la semaine pour leur compte particulier.
Article 25. Seront tenus les maîtres de fournir à chacun esclave par chacun an deux habits de toile ou quatre aulnes de toile, au gré des dits micitres.
Article 26. Les esclaves qui ne seront point nourris, vêtus et entretenus par leurs maîtres selon que nous l'avons ordonné par ces présentes pourront en donner l'avis à notre procureur général et mettre les mémoires entre ses mains, sur lesquels et même d'office, si les avis lui en viennent d'ailleurs, les maîtres seront poursuivis à sa requête et sans frais, ce que nous voulons être observé pour les crimes et traitements barbares et inhumains des maîtres envers leurs esclaves.
Article 27. Les esclaves infirmes par vieillesse, maladie ou autrement, soit que la maladie soit incurable ou non, seront nourris et entretenus par leurs maîtres; et en cas ~qu'ils les eussent abandonnés, les dits esclaves seront adjugés à l'hôpital; auquel les maîtres seront condamnés de payer six sols par chacun jour pour la nourriture et entretien de chaque esclave.
Article 28. Déclarons les esclaves ne pouvoir rien avoir qui ne soit à leur mettre, et tout ce qui leur vient par industrie ou par la libéralité d'autres personnes ou autrement à quelque titre que ce soit, être acquis en pleine propriété à leur maître, sans que les enfants des esclaves, leur père et mère, leurs parents et tous autres libres ou esclaves puissent rien prétendre par succession, disposition entre vifs ou à cause de mort. Lesquelles dispositions nous déclarons nulles, ensemble toutes les promesses ou obligations qu'ils auraient faites, comme étant faites par gens incapables de disposer et contracter de leur chef. [... ]
Article 30. Ne pourront les esclaves être pourvus d'offices ni de commissions ayant quelques fonctions publiques, ni être constitués agents par autres que leurs maîtres pour gérer ni administrer aucun négoce, ni être arbitres, experts ou témoins tant en matière civile que criminelle. Et en cas qu'ils soient ouïs en témoignage, leurs dépositions ne serviront que de mémoires pour aider les juges à s'éclaircir ailleurs, sans que l'on en puisse tirer aucune présomption, ni conjoncture, ni adminicule de preuve.
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MessageSujet: Le code noir - suite   Jeu 24 Mai - 10:53

Article 31. Ne pourront aussi les esclaves être partie ni être en jugement ni en matière civile, tant en demandant qu'en défendant, ni être parties civiles en matières criminelles, sauf à leurs maîtres d'agir et de défendre en matière civile, et de poursuivre en matière criminelle la réparation des outrages et excès qui auront été commis contre leurs esclaves.
Article 32. Pourront les esclaves être poursuivis criminellement sans qu'il soit besoin de rendre leur maître partie, sinon en cas de complicité; et seront les dits esclaves jugés en première instance par les juges ordinaires et par appel au Conseil souverain sur la même instruction, avec les mêmes formalités que les personnes libres.
Article 33. L'esclave qui aura frappé son maître, sa maîtresse ou le mari de sa maîtresse ou leurs enfants avec contusion ou effusion de sang, ou au visage, sera puni de mort.
Article 34. Et quant aux excès ou voies de fait qui seront commis par les esclaves contre les personnes libres, voulons ~qu'ils soient sévèrement punis, même de mort s'il y échet.
Article 35. Les vols qualifiés, même ceux de chevaux, cavales, mulets, bœufs et vaches qui auront été faits par les esclaves, ou par les affranchis, seront punis de peines afflictives, même de mort, si le cas le requiert.
Article 36. Les vols de moutons, chèvres, cochons, volailles, cannes de sucre, pois, mil, manioc ou autres légumes faits par les esclaves seront punis selon la qualité du vol, par les juges, qui pourront s'il y échet les condamner à être battus de verges par l'exécuteur de la haute justice, et marqués d'une fleur de lis.
Article 37. Seront tenus les maîtres en cas de vol ou d'autre dommage causé par leurs esclaves, outre la peine corporelle des esclaves, de réparer le tort en leur nom, s'ils n'aiment pas mieux abandonner l'esclave à celui auquel le tort a été fait; ce ~qu'ils seront tenus d'opter dans les trois jours, à compter du jour de la condamnation, autrement ils en seront déchus.
Article 38. L'esclave fugitif qui aura été en fuite pendant un mois à compter du jour que son maître l'aura dénoncé en justice, aura les oreilles coupées et sera marqué d'une fleur de lis sur une épaule; et s'il récidive une autre fois à compter pareillement du jour de la dénonciation, aura le jarret coupé et il sera marqué d'une fleur de lis sur l'autre épaule; et la troisième fois il sera puni de mort.
Article 39. Les affranchis qui auront donné retraite dans leurs maisons aux esclaves fugitifs seront condamnés par corps envers leurs ~maîtres en l'amende de trois cents livres de sucre par chacun jour de rétention; et les autres personnes libres qui leur auront donné pareille retraite, en dix livres tournois d'amende pour chaque jour de rétention.
Article 40. L'esclave puni de mort sur la dénonciation de son maître, non complice du crime par lequel il aura été condamné, sera estimé avant l'exécution par deux principaux habitants de l'île qui seront nommés d'office par le juge; et le prix de l'estimation sera payé au maître; et pour à quoi satisfaire, il sera imposé par l'intendant sur chacune tête des nègres payant droits la somme porté par l'estimation, laquelle sera régalée sur chacun des dits nègres, et levée par le fermier du Domaine royal d'Occident pour éviter à frais. [... ]
Article 42. Pourront seulement les maîtres, lorsqu'ils croiront que leurs esclaves l'auront mérité, les faire enchaîner et les faire battre de verges ou de cordes; leur défendons de leur donner la torture, ni de leur faire aucune mutilation de membre, à peine de confiscation des esclaves et d'être procédé contre les maîtres extraordinairement.
Article 43. Enjoignons à nos officiers de poursuivre criminellement les maîtres ou les commandeurs qui auront tué un esclave sous leur puissance sous leur direction, et de punir le meurtre selon l'atrocité des circonstances; et en cas ~qu'il y ait lieu de l'absolution, permettons à nos officiers de renvoyer tant les maîtres que les commandeurs absous, sans qu'ils aient besoin d'obtenir de nous lettres de grâce.
Article 44. Déclarons les esclaves être meubles, et comme tels entrer en la communauté, n'avoir point de suite par hypothèque, se partager également entre les ~cohéritiers sans préciput ni droit d'aînesse, ni être sujets au douaire coutumier, au retrait féodal et lignager, aux droits féodaux et seigneuriaux,aux formalités des décrets, ni aux retranchements des quatre quints, en cas de disposition à cause de mort ou testamentaire.
Article 45. N'entendons toutefois priver nos sujets de la faculté de les stipuler propres à leurs personnes et aux leurs de leur côté et ligne, ainsi qu'il se pratique pour les sommes de deniers et autres choses mobiliaires.
Article 46. Dans les saisies des esclaves seront observées les formalités
prescrites par nos Ordonnances et les coutumes pour les saisies des choses
mobiliaires. [ ]

Article 47. Ne pourront être saisis et vendus séparément le mari de la femme et leurs enfants impubères, s'ils sont tous sous la puissance du même maître. [ ]
Article 48. Ne pourront aussi les esclaves travaillant actuellement dans les sucreries, indigoteries et habitations, âgés de quatorze ans et au-dessus ~jusqu'à soixante ans, être saisis pour dettes, sinon pour ce qui sera dû du prix de leur achat, ou que la sucrerie ou ~indigoterie, ou habitation dans laquelle ils travaillent, soient saisies réellement; défendons, à peine de nullité, de procéder par saisie réelle et adjudication par décret sur les sucreries, ~indigoteries ni habitations, sans y comprendre les esclaves de l'âge susdit et y travaillant actuellement. [ ]
Article 55. Les maîtres âgés de vingt ans pourront affranchir leurs esclaves par tous actes entre vifs ou à cause de mort, sans ~qu'ils soient tenus de rendre raison de leur affranchissement, ni ~qu'ils aient besoin d'avis de parents, encore ~qu'ils soient mineurs de vingt-cinq ans.
Article 56. Les esclaves qui auront été faits légataires universels par leurs maîtres, ou nommés exécuteurs de leurs testaments, ou tuteurs de leurs enfants, seront tenus et réputés, les tenons et réputons pour affranchis.
Article 57. Déclarons leurs affranchissements faits dans nos îles leur tenir lieu de naissance dans nos îles, et les esclaves affranchis n'avoir besoin de nos lettres de ~naturalité pour jouir des avantages de nos sujets naturels dans notre royaume, terres et pays de notre obéissance, encore ~qu'ils soient nés dans les pays étrangers.
Article 58. Commandons aux affranchis de porter un respect singulier à leurs anciens maîtres, à leurs veuves et à leurs enfants; en sorte que l'injure qu'ils leur auront faite soit punie plus grièvement, que si elle était faite à une autre personne. Les déclarons toutefois francs et quittes envers eux de toutes autres charges, services et droits utiles que leurs anciens maîtres voudraient prétendre, tant sur les personnes que sur leurs biens et successions en qualité de patrons.
Article 59. Octroyons aux affranchis les mêmes droits, privilèges et immunités dont jouissent les personnes nées libres; voulons que le mérite d'une liberté acquise produise en eux, tant pour leurs personnes que pour leurs biens, les mêmes effets que le bonheur de la liberté naturelle cause à nos autres sujets. [... ]
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MessageSujet: Devoirs ! ?   Jeu 24 Mai - 11:00

http://www.lutheranchurch-canada.ca/francais/crul.html

Devoirs des sujets
Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. Matth. 22:21.

Il est donc nécessaire d'être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. C'est aussi pour cela que vous payez les impôts. Car les magistrats sont des ministres de Dieu entièrement appliqués à cette fonction. Rendez à tous ce qui leur est dû: l'impôt à qui vous devez l'impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l'honneur à qui vous devez l'honneur. Rom. 13:5-7.

J'exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité, afin que nous menions une vie paisible et tranquille, en toute piété et honnêteté. Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur. 1 Tim. 2:1-3.

Rappelle-leur d'être soumis aux magistrats et aux autorités, d'obéir et d'être prêts à toute bonne oeuvre. Tite 3:1.

Soyez soumis, à cause du Seigneur, à toute autorité établie parmi les hommes, soit au roi comme souverain, soit aux gouvernements comme envoyés par lui pour punir les malfaiteurs et pour approuver les gens de bien. 1 Pierre 2:13,14.

Devoirs des serviteurs, employés et ouvriers
Serviteurs, obéissez à vos maîtres selon la chair, avec crainte et tremblement, dans la simplicité de votre coeur, comme à Christ, non pas seulement sous leurs yeux, comme pour plaire aux hommes, mais comme des serviteurs de Christ, qui font de bon coeur la volonté de Dieu.
Servez-les avec empressement, comme devant le Seigneur, et non des hommes, sachant que chacun, soit esclave, soit libre, recevra du Seigneur ce qu'il aura fait de bien. Eph. 6:5-8.
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