Forum des prothésistes dentaires belges

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tutti-frutti



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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Jeu 29 Mai - 10:03

Un petit supplément...

http://www.ledevoir.com/2008/05/29/191748.html

Le camionneur, l'ambulancier et le chauffeur d'autocar le sont également. Géographiquement, la fronde de ces derniers est quasi généralisée: de la Roumanie à l'Écosse, de l'Allemagne aux États-Unis. Il y a peu, dans le New Jersey, des routiers ont ralenti durablement la circulation afin de sensibiliser la population à leur situation que beaucoup jugent proche de la catastrophe. En effet, selon les calculs d'économistes versés en transport, la grande majorité des indépendants est en fait à un changement de freins ou à un bris mécanique de la faillite.

Comme la poupée russe, tout s'emboîte...


En france 3 000 à 5 000 tonnes de métal jaune seraient détenus par les particuliers

Avec un peu de traçabilité par description dans les factures d'achats et de ventes et avec du recyclage de quoi faire des bridges jusqu'à la fin des temps !

Au lieu de mettre tout cet or à la disposition des professionnels et d'arrêter de brûler l'or noir non recyclable à faire chauffer des fours pendant 15h à 1650°C pour des matériaux sans valeurs et finir par planquer ses pièces d'or au coffre ?

farao
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tutti-frutti



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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Ven 30 Mai - 7:52

http://sandrominimo.blog.24heures.ch/archive/2008/05/29/ce-petrole-d-ou-tant-de-choses-viennent.html

Les molécules de naphta se cassent et se changent en monomères.
C’est le craquage.
Ensuite, il suffit de mettre en réaction ces petites molécules, ...

Quand on extrait d’une couche géologique du pétrole brut, on se retrouve avec un produit visqueux et passablement inutile. À ce stade, il sert surtout à se noircir les mains. Le pétrole, comme chacun sait, doit aller se faire raffiner dans une cathédrale industrielle. Là, selon les cas et les situations, on en obtiendra différentes qualités, cette fois utilisables par l’homme.

Pour commencer, on chauffe le tout à 385 °C et quand le pétrole est parvenu à la température idoine, il est conduit sagement dans une tour de distillation où ses principaux composants se sépareront à jamais. Le gazole servira aux camions et aux innombrables bagnoles diesel. Le fioul chauffera maisons, usines et bureaux, à défaut de nos âmes. Le kérosène permet(tra) à madame Christine Lagarde de franchir l’Atlantique en avion chaque semaine, du temps en tout cas où elle n’était pas encore ministre des Finances, mais seulement businesswoman internationale. Le naphta, enfin, sera changé par un coup de baguette magique en essence automobile et bien d’autres merveilles.

Merveille, en effet, merveille et grandes merveilles. Reprenons l’exemple du naphta, dont les molécules se condensent entre 180° et 40° dans la tour de distillation. Il ne va pas servir seulement à faire rouler nos belles autos, mais aussi à fabriquer des engrais, des pesticides, des médicaments, des parfums, des cosmétiques, des lessives, des colorants, et tellement d’autres créations du génie humain que la liste entière ferait aisément le tour de notre si petite planète. Parmi eux, les glorieux plastiques.

Pour obtenir du plastique, il faut polymériser. Fastoche. Vous mélangez naphta et vapeur d’eau, vous faites cuire à (très) gros bouillons - 800° -, puis vous refroidissez sans prévenir. Les molécules de naphta se cassent et se changent en monomères. C’est le craquage. Ensuite, il suffit de mettre en réaction ces petites molécules, lesquelles, comme de gentils toutous, formeront des assemblages et enchaînements de molécules, les polymères. Tous les plastiques sont polymères, mais tous les polymères ne sont pas des plastiques. Voyez, c’est à notre portée.

À ce moment de l’histoire, ébahis, nous voyons apparaître une matière toute nouvelle, solide, dont nous allons jouer pour fabriquer ce qui nous passe par la tête : climatiseurs, antiseptiques, gazon artificiel, asphalte, aspirine, ballons, pansements, bateaux, bouteilles de Volvic, caméras, bougies, voitures, moquettes, cassettes vidéo, calfeutrage, CD, peignes et brosses, ordinateurs, crayons de couleur, crèmes, adhésifs dentaires, déodorants, détergents, produits-vaisselle, habits, séchoirs, couvertures chauffantes, toile isolante, engrais, leurres de pêche, fils de pêche, cire pour sols, ballons de foot, colles, glycérine, balles de golf, cordes de guitares, teintures pour cheveux, bigoudis, aides auditives, valves cardiaques, peintures, congélateurs, encres, insecticides, isolation, kérosène, gilets de sauvetage, linoléum, beurre de cacao, rouges à lèvres, haut-parleurs, médicaments, éponges, lubrifiants, casques de moto, pellicule cinématographique, vernis à ongles, filtres à huile, pagaies, pinceaux, parachutes, paraffine, stylos, parfums, Vaseline, chaises en plastique, vaisselle en plastique, ruban adhésif, contreplaqué, réfrigérateurs, roues de skateboards, sacs poubelle, bottes en caoutchouc, chaussures de jogging, saccharine, joints (et non pas joints), cirage, chaussures, rideaux de douche, solvants, lunettes, chaînes-stéréo, pulls, balles de ping-pong, enregistreurs, téléphones, magnétoscopes, raquettes de tennis, thermos, collants, garnitures de WC, dentifrice, transparents, pneus, rubans encreurs, parapluies, capsules de vitamines, tapisseries, conduits d’eau, résines.

Ce n’est qu’une courte sélection, car avec PVC, polypropylène, polyéthylène, polystyrène, polyesters insaturés, polyuréthannes, silicone, polyépoxydes, entre autres, on peut s’amuser jusqu’à la fin du monde. Et d’ailleurs, à ce propos, que se passera-t-il fatalement quand le pétrole viendra à manquer pour de bon ? Je vous pose la question, car j’ai confiance dans votre sens de l’imagination.

Autre interrogation majeure : de quoi nous parle-t-on au juste ? Les responsables publics dont nous sommes affligés gâchent la totalité de leur temps, qui est un peu le nôtre, à évoquer pèle-mêle le prochain congrès socialiste, l’âge du capitaine Sarkozy, la joliesse de son épouse, le point de croissance qui nous manque, la coupe d’Europe de football, le cours du porc au marché au cadran de Plérin, et bien entendu le sort de notre géant Renault-Nissan.

En somme, pas un ne prépare l’opinion de ce pays à affronter une crise globale, gravissime et désormais inévitable. Je vous le demande donc avec insistance : que faut-il penser de ces excellentes personnes ? Je ramasse la copie demain matin.

http://fabrice-nicolino.com/index.php/?p=292


Faites-moi un jour savoir si mes sujets choisis vous intéressent !
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MessageSujet: temps partiel (10h/mois )(j'ai 20 ans de boite)...   Sam 31 Mai - 7:02

Passation de pouvoir ! (trouvé sur net - copier/coller)

J'adore ! Very Happy Very Happy Very Happy

Mon patron me propose de reprendre son labo avec la clientèle bien sur!
Il fait un chiffre de 7000 euros par mois et veut me le vendre 45000 euros stock compris.
Vous en pensez quoi?

Bien disons qu'un Labo se vend suivant le chiffre d'affaire. entre 40 et 60 % du CA annuelle ( voir 80 pour les labo très réputés)
Donc pour toi je dirais 7000*12 = 84 000
entre 33 000 et 50 000
Il est dans la fourchette haute, faut voir la vetusté du matériel, le local ( pourri ou top technologie), la clientèle.
La balle est dans ton camp !

Matériel très vieux, etablis très vieux.
Local centre ville, bien placé en fait, mais besoin de refection.
Clientèle un gros client et 7 petits.

Surtout l'unique gros client ...... imagine 2 sec qu'il profite de la passassion des clés du labo pour prendre la poudre d'escampette ......
En achetant un labo c'est une volée de moineau que tu achètes, soit ils sont effrayés et ils partent soit ils restent.
Mais si tu décides de racheter, pense à les avertir, sinon pas bon ^^

Je pense que c'est moins risqué de racheter un labo dans lequel tu bosses déjà car les clients connaissent déjà ta façon de travailler.
Pour le prix de rachat, je ne sais pas, mais je pensais que le matos se rajoutait au pourcentage du CA.
Pourquoi ne pas aller voir un comptable avec le bilan et lui te dirai si ça vaut le coup!.....

Pour éviter tout désagrément du style,"les clients qui vont voir ailleur du jour au lendemain" votre vendeur doit,d'une manière ou d'une autre s'engager sur ce point et sur une durée minimum à déterminer entre vous.Il devrait vous accompagner (pas forcement dans le travail, mais dans le rapport client pour préparer le terrain(c'est chose courante dans les successions).
les client n'aiment pas etre les derniers prévenus !...très succeptibles pour certains .
En cas de reprise, vous héritez aussi des passifs. donc méfiance et super-contrôle des bilans par quelqu'un de qualifié.
Sans clarté (écrite) sur ces deux points, vous prenez de gros risques.

Pour éviter d'avoir des surprises au niveau du passif de l'entreprise, un collègue m'a conseillé de faire une création et de faire passer l'achat en achat de matériel et clientèle au lieu de reprise. J'ai dejà vu un comptable, puis un conseiller à la chambre des métiers, l'affaire est viable autour de 40...45000 euros. Autre soucis, mon employeur souhaiterait encore travailler dans l'entreprise quelques temps avant sa retraite mais avec 7000 euros je ne sais pas si je peux sortir deux salaires vu qu'actuellement il m'emploi a temps moins que partiel (10h/mois ) il dit qu'il ne peut pas sortir mon salaire vu qu'il a des dettes personnelles. (je me mefie)De plus il me dit que je ne suis pas prêt à m'installer que j'ai encore des lacunes (j'ai 20 ans de boite)...manipulation?
Donc voilà je me mefie beaucoup de tout ça.
Si vous avez des conseils ou un vécu un peu semblable n'hésitez pas merci.

7000 € 2 salaires ...... c'est chaud ^^ + le reste .... je dirais même quasi impossible ....
20 de boites et il te dit que t'es pas pret ?? (c'est de l'intox) bin c'est sur que si ça fait 20 ans a 10h/mois c'est moyen ^^
Perso j'ai eu 10 ans d'XP avant de m'installer

7000 euros avec 2 salaires de 1500 euros c'est bon!
20 ans de boites je pense que ça le fait!

Disons que ça fait 4500 € avec charges, il reste donc 2500 pour le reste commande, loyer, taxe, et autres frais divers eau, elec telephone .....

ça se joue mais c'est ultra serré ...... perso ça me foutrait les boules de perdre 500 € par moi car le vieux crouton ne veut pas quitter le navire et qu'il s'accrcoche
ou alors tu l'empoies à temps partiel comme toi

Votre patron voudrait le beurre et l'argent du beurre donc! (king kong rajouterait "et le Q d'la crémière...")
Ya des trucs qui sentent pas bon dans cette affaire.
Si LUI peut difficilement vous payer, comment allez vous faire pour le payer LUI?????
il a des façons de faire (et de dire) pas très correctes ce monsieur.
Vu le portrait que vous en tirez,perso je chercherais ailleur ... pour comparer et par acquis de conscience.
Après, entre ce qu'il voudrait et ce vous pourrez lui accorder, il peut y avoir beaucoup, tout est affaire de négociation.
Actuellement,il est plus facile d'acheter que de vendre, ceci vous autorise donc toutes les audaces (lui même ne s'en prive pas!)
(j'ai vécu un truc similaire... on peut en parler en pm)
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Lun 2 Juin - 15:48

A nos petits canards enchaînés... lol!

http://www.pdf-info.com/Article%20du%20Canard%20Enchaine%20du%2014%20Mai%202008[1].pdf
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mar 3 Juin - 5:30

Comparaison des temps de productions entre CCM CFAO et CCM sur armature traditionnelle !

Pour des investissements de centaines de milliers d'euros on en arrive, au bas mot, à gagner 15' mais on perd tout notre travail et tout notre bénéfice ou on ne fait plus que de la porcelaine comme des robots !

A mourir de rire !lol!

http://www.pdf-info.com/Temps%20de%20production.pdf


Dernière édition par Robert Nyst le Mar 3 Juin - 8:29, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mar 3 Juin - 5:33

N'oublions pas la micro fusion des poudres... et la métallurgie maîtrisée.

Sujet qui passionne tant de prothésistes parmi nous ! http://fr.wikipedia.org/wiki/Chat_domestique Very Happy Very Happy Very Happy

http://www.pdf-info.com/Metallurgie%20maitrisee.pdf
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mar 3 Juin - 16:47

Robert Nyst a écrit:
A nos petits canards enchaînés... lol!

http://www.pdf-info.com/Article%20du%20Canard%20Enchaine%20du%2014%20Mai%202008[1].pdf

Intéressant! Il faudrait que les patients puissent lire un tel article. Mais, je doute qu'il y ai beaucoup d'abonné en Belgique. Pour l'histoire, j'ai connu quelqu'un qui découpait des clefs en chrome-vanadium pour couler ses squelettiques!! J'ai même vu un squelettique qui rouillait!! Faut pas aller en Chine pour faire du gain sur la fabrication...
Marc D.
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mar 3 Juin - 19:21

Je vois que l'article t'a plut ! Super d'avoir un lecteur de temps en temps Very Happy

Ton histoire de clefs en chrome-vanadium me plait beaucoup ! T'imagines ! Le prix de ces métaux valent quedalle et malgré tout la récup trône. A mon avis la traçabilitée ne marchera que lorsque les marges seront là pout faire tourner un commerce et payer nos collaborateurs, sinon c'est la débrouille ! Faut bien nourrir sa famille à moins que les caisses de chômages veuillent bien prendre la relève et nous offrir les luxes diffusés sur la TV ! lol!

Robert Nyst

PS: est-que la rouille n'est pas un puissant désinfectant ? Smile

La Chine est actuellement un peu plombée Very Happy
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mar 3 Juin - 19:43

Spécialement pour Marc F ?

Dernièrement, très vite entre deux patients, j'avais une discussion avec un dentiste qui me disait que bientôt les empreintes se feraient uniquement au scanner !
En effet lui dis-je et vous enverrez les coordonnées par courriel au centre d'usinage qui nous enverrons l'armature pour cuisson de la porcelaine.
En effet me dit-il en souriant un peu canaille mais gentiment.
Ok ! Pas de problème ! Demandez aussi qu'ils nous scannent le modèle et l'articulateur car avec l'armature seule je suis un peu perdu !

Je vis qu'il était heureux d'entendre la sonnette du patient suivant ! Smile

Marc F ... à toi la dessus ? Very Happy Very Happy
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mar 3 Juin - 20:14

Pour vous distraire ?

Scène de théâtre, décor classique, très comédie de boulevards.
En avant plan, sur scène, le salon bourgeois, 2 portes vers les coulisses et à l’arrière plan le jardin en trompe l’œil.

Acte 2 scènes 3

Monsieur :
180€ pour ce bouquet de fleur ???
Voyons ma chérie tu as payé beaucoup trop chère ce fleuriste !

Madame :
Holà là Charles-Henri toujours vos problèmes d’argent ?

Monsieur :
Mais voyons ma chérie je travaille pour cela et mes honoraires n’égalent pas ceux de votre fleuriste !

Madame :
Arrangez-vous pour gagner plus que mon fleuriste voyons ! D’ailleurs ce sont vos problèmes d’hommes, moi je m’occupe de vous plaire.

Charles-Henri
D’accord pour mes problèmes d’homme, mais vous pourriez me respecter en contrôlant vos dépenses.

Madame chérie :
Ca y est vous redevenez ringard ! C’est fou Charles-Henri ce que vous pouvez être vieux jeu ! ! Laissez-vous allez voyons, vivez avec votre époque !

Charles-Henri :
C’est bon ! Ok ! Allons y !
Finalement est que tu sais que tu n’es qu’une salope sans scrupule ?

Madame chérie :
Voyons Charles-Henri qu’est qui vous prends, vous devenez fou ? Contrôlez-vous ! Vous me manquez de respect voyons !

Charles-Henri :
Mais ma chérie voyons ! Vous deviendriez ringarde ? C’est fou ce que vous pouvez êtres devenue vieux jeu ! ! Laissez-vous allez et vivez avec votre temps.


Dernière édition par Robert Nyst le Mer 4 Juin - 8:58, édité 1 fois
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marc fery



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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mar 3 Juin - 20:28

Citation :
Ok ! Pas de problème ! Demandez aussi qu'ils nous scannent le modèle et l'articulateur car avec l'armature seule je suis un peu perdu !

Robert, dsl si je te lis en diagonal pour l’instant et à mon avis jusqu'à fin juin….je prendrai le temps de relire tes derniers liens…mais….je dois me consacrer à d’autres impératifs….tu sais
Tu vois juste à tous les coups….. alors pourquoi devrais-je te contredire ou en rajouter.

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Marc
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mer 4 Juin - 6:29

Salut Marc F,

Bon courage avec tes élèves et à bientôt... Smile !

Pourquoi contredire ou rajouter ? Pour faire vivre ce forum voyons Marc !

D'ailleurs tu n'es pas forcé de contredire pour rajouter lol!

Amitiés
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mer 4 Juin - 16:56

Robert Nyst a écrit:
Pour vous distraire ?

Scène de théâtre, décor classique, très comédie de boulevards.
En avant plan, sur scène, le salon bourgeois, 2 portes vers les coulisses et à l’arrière plan le jardin en trompe l’œil.

Acte 2 scènes 3

Monsieur :
180€ pour ce bouquet de fleur ???
Voyons ma chérie tu as payé beaucoup trop chère ce fleuriste !

Madame :
Holà là Charles-Henri toujours vos problèmes d’argent ?

Monsieur :
Mais voyons ma chérie je travaille pour cela et mes honoraires n’égalent pas ceux de votre fleuriste !

Madame :
Arrangez-vous pour gagner plus que mon fleuriste voyons ! D’ailleurs ce sont vos problèmes d’hommes, moi je m’occupe de vous plaire.

Charles-Henri
D’accord pour mes problèmes d’homme, mais vous pourriez me respecter en contrôlant vos dépenses.

Madame chérie :
Ca y est vous redevenez ringard ! C’est fou Charles-Henri ce que vous pouvez être vieux jeu ! ! Laissez-vous allez voyons, vivez avec votre époque !

Charles-Henri :
C’est bon ! Ok ! Allons y !
Finalement est que tu sais que tu n’es qu’une salope sans scrupule ?

Madame chérie :
Voyons Charles-Henri qu’est qui vous prends, vous devenez fou ? Contrôlez-vous ! Vous me manquez de respect voyons !

Charles-Henri :
Mais ma chérie voyons ! Vous deviendriez ringarde ? C’est fou ce que vous pouvez êtres devenue vieux jeu ! ! Laissez-vous allez et vivez avec votre temps.

Pour vous distraire 2 ?

Scène de théâtre, décor classique, très comédie de boulevards.
En avant plan, sur scène, le salon bourgeois, 2 portes vers les coulisses et en arrière-plan le jardin en trompe l’œil.

Acte 2 scènes 4

Contrarié Charles-Henri est parti, madame chérie est seule dans son salon, on sonne, son amie Antoinette vient lui rendre visite

Antoinette:
Bonjour ma chérie, je passais par là, tout va bien ?

Madame chérie :
Bof !

Antoinette:
Holà là ! Je vois !
Petits problèmes avec Charles-Henri Marie-Louise ?

Marie-Louise :
J’ai fait croire à Charles-Henri que ce bouquet de fleur m’avait coûté 180€

Antoinette:
Et il a cru ça ?

Marie-Louise :
Il m’a traité de salope car c’est avec ses sous et que j’étais sans scrupules.

Antoinette:
Et tu prends ça au sérieux ?

Marie-Louise :
Non !
Mais il n’a rien compris !

Antoinette:
Je vois… mais explique-moi quand même !

Marie-Louise :
Comme il ne pense jamais à moi alors je m’étais acheté des fleurs pour 30€… et un petit bustier…. pour 150

Antoinette:
Logique !

Marie-Louise :
Comme il n’avait remarqué ni l’un ni l’autre je lui parlé des fleurs… et du prix !
Et c’est à ce moment qu’il m’a traitée de salope !

Antoinette:
Le nigaud ! Il a si peu l’habitude d’acheter des fleurs ?

Marie-Louise :
Si tu savais comme j’en ai marre !

Antoinette:
Mais enfin qu’il se renseigne ? Ce n’est pas possible de rester idiot si longtemps !

Marie-Louise :
Toi au moins tu me comprends.

Antoinette:
Ça coule de source voyons.
Bon je te laisse ! Louis m’attend à la maison.
Remet mon bonjour à ton goujat !


10 minutes passent et Charles-Henri rentre.

Charles-Henri :
Je viens de croiser Antoinette dans l’escalier.
Qu’est qu’elle est coquette cette femme, toute pimpante, parfumée et très bien habillé.

Marie-Louise :
Ah bon ! ! ! --------------

Charles-Henri :
Mais enfin Marie-Louise qu’est qui te prends maintenant de m’envoyer des fleurs si chères à la figure ?


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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mer 4 Juin - 19:37

Citation :
Pourquoi contredire ou rajouter ? Pour faire vivre ce forum voyons Marc !

Justement, c’est bien pour cela que je t’admire pour tes dires et tes ajouts. Lorsque le temps ou l’inspiration me manque, je sais que toi tu es là pour qu’il ne meure pas.

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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mer 4 Juin - 19:49

Citation :
Mais enfin Marie-Louise qu’est qui te prends maintenant de m’envoyer des fleurs si chères à la figure

pas mal!! ... MDR

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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mer 4 Juin - 20:53

Robert Nyst a écrit:
Robert Nyst a écrit:
Pour vous distraire ?

Scène de théâtre, décor classique, très comédie de boulevards.
En avant plan, sur scène, le salon bourgeois, 2 portes vers les coulisses et à l’arrière plan le jardin en trompe l’œil.

Acte 2 scènes 3

Monsieur :
180€ pour ce bouquet de fleur ???
Voyons ma chérie tu as payé beaucoup trop chère ce fleuriste !

Madame :
Holà là Charles-Henri toujours vos problèmes d’argent ?

Monsieur :
Mais voyons ma chérie je travaille pour cela et mes honoraires n’égalent pas ceux de votre fleuriste !

Madame :
Arrangez-vous pour gagner plus que mon fleuriste voyons ! D’ailleurs ce sont vos problèmes d’hommes, moi je m’occupe de vous plaire.

Charles-Henri
D’accord pour mes problèmes d’homme, mais vous pourriez me respecter en contrôlant vos dépenses.

Madame chérie :
Ca y est vous redevenez ringard ! C’est fou Charles-Henri ce que vous pouvez être vieux jeu ! ! Laissez-vous allez voyons, vivez avec votre époque !

Charles-Henri :
C’est bon ! Ok ! Allons y !
Finalement est que tu sais que tu n’es qu’une salope sans scrupule ?

Madame chérie :
Voyons Charles-Henri qu’est qui vous prends, vous devenez fou ? Contrôlez-vous ! Vous me manquez de respect voyons !

Charles-Henri :
Mais ma chérie voyons ! Vous deviendriez ringarde ? C’est fou ce que vous pouvez êtres devenue vieux jeu ! ! Laissez-vous allez et vivez avec votre temps.

Pour vous distraire 2 ?

Scène de théâtre, décor classique, très comédie de boulevards.
En avant plan, sur scène, le salon bourgeois, 2 portes vers les coulisses et en arrière-plan le jardin en trompe l’œil.

Acte 2 scènes 4

Contrarié Charles-Henri est parti, madame chérie est seule dans son salon, on sonne, son amie Antoinette vient lui rendre visite

Antoinette:
Bonjour ma chérie, je passais par là, tout va bien ?

Madame chérie :
Bof !

Antoinette:
Holà là ! Je vois !
Petits problèmes avec Charles-Henri Marie-Louise ?

Marie-Louise :
J’ai fait croire à Charles-Henri que ce bouquet de fleur m’avait coûté 180€

Antoinette:
Et il a cru ça ?

Marie-Louise :
Il m’a traité de salope car c’est avec ses sous et que j’étais sans scrupules.

Antoinette:
Et tu prends ça au sérieux ?

Marie-Louise :
Non !
Mais il n’a rien compris !

Antoinette:
Je vois… mais explique-moi quand même !

Marie-Louise :
Comme il ne pense jamais à moi alors je m’étais acheté des fleurs pour 30€… et un petit bustier…. pour 150

Antoinette:
Logique !

Marie-Louise :
Comme il n’avait remarqué ni l’un ni l’autre je lui parlé des fleurs… et du prix !
Et c’est à ce moment qu’il m’a traitée de salope !

Antoinette:
Le nigaud ! Il a si peu l’habitude d’acheter des fleurs ?

Marie-Louise :
Si tu savais comme j’en ai marre !

Antoinette:
Mais enfin qu’il se renseigne ? Ce n’est pas possible de rester idiot si longtemps !

Marie-Louise :
Toi au moins tu me comprends.

Antoinette:
Ça coule de source voyons.
Bon je te laisse ! Louis m’attend à la maison.
Remet mon bonjour à ton goujat !


10 minutes passent et Charles-Henri rentre.

Charles-Henri :
Je viens de croiser Antoinette dans l’escalier.
Qu’est qu’elle est coquette cette femme, toute pimpante, parfumée et très bien habillé.

Marie-Louise :
Ah bon ! ! ! --------------

Charles-Henri :
Mais enfin Marie-Louise qu’est qui te prends maintenant de m’envoyer des fleurs si chères à la figure ?

Acte 2 scènes 5

Le lendemain matin 10h, nerveuse, Antoinette sonne chez Marie-Louise :
Marie-Louise il faut que je te parle d’urgence.

Marie-Louise :
Entre

Antoinette :
Comment cela s’est passé hier avec Charles-Henri

Marie-Louise :
Bien ! Je l’ai assommé avec mes fleurs et on ne se parle plus !

Antoinette :
Il faut que je te parle.

Marie-Louise :
Dit !

Antoinette :
Je suis sûr que Charles-Henri t’aime !

Marie-Louise :
Voyons Antoinette tu perds la tête ? Very Happy

Antoinette :
Pas cette fois-ci ! Very Happy

Marie-Louise :
Méfiante ! Qu’est qui te fait dire çà ?

Antoinette :
Ton mari est jaloux !

Marie-Louise :
Explique ?

Antoinette :
Hier je t’ai dit que Louis, ton Frère, m’attendait à la maison !

Marie-Louise :
Oui !

Antoinette :
Et bien il m’attendait avec un bouquet de fleurs sur la table et un cadeau dans les mains.

Marie-Louise :
Et alors ? On ne peut pas avoir de la malchance tous en même temps !
C’est pour me rendre jalouse que tu me racontes çà ?

Antoinette :
Grande sotte. Non ! Mais écoute. J’étais étonné tu peux l’imaginer. Tu connais ton frère Louis, il est aussi nigaud que mon frère Charles-Henri.
Voilà, le bouquet de fleurs était le même que le tiens et le cadeau… un bustier … aussi ?

Marie-Louise :
Pardi ! Comment cela ce peut ?

Antoinette :
Pour les fleurs je peux encore comprendre. Tout le monde connaît ton goût pour les fleurs et ton fleuriste. Entre amis, pour rire, on l’appelle « La Miss Jonquille » !
J’ai été voir ce matin, il fait porte ouverte pour trois jours et une promo pour des bouquets tout préparés. Tous les mêmes pour 20€ ??? Le prix à diminué depuis hier je pense… humm ?
Mais pour le bustier j’ai du être prudent pour ne pas vexer Louis ! Tu comprends ! Pour une fois qu’il m’offre quelque chose ?
Voilà dans l’après-midi Charles-Henri était passé à la maison et s’était confier à Louis.
Il lui a avoué t’avoir suivie et le pauvre il avait tellement de chagrin de te voir seule faire tes achats qu’il s’est senti coupable et malheureux !
Louis lui a conseillé d’attendre des temps meilleurs avant de se racheter mais a fait ni une ni deux pour m’a préparer sa surprise avant de connaître la même disgrâce.
Comme il n’a pas trop d’imagination, sans réfléchir à ce qui me ferait plaisir il a pris inconsciemment tes idées par les informations divulguées au travers du chagrin de Charles-Henri !
Et voilà comment par la jalousie de ton mari maintenant je me retrouve avec le même bouquet de fleurs et le même bustier que toi !

Ne sont-ils pas charmant nos deux nigauds de frangins ?
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mer 11 Juin - 10:53

Petite fâche rie

Il sont membres, certains depuis 20 ou 30 ans, ils sont administrateurs, secrétaires, trésoriers, promoteurs, même présidents depuis la nuit des temps, d'autres du secteurs: publicitaires, représentants, fabricants, inventeurs ou ingénieurs, dentistes et étudiants, rédacteurs et écrivains mais certainement aussi prothésistes dentaire. Qu'ils soient du nord, du centre où du sud sauf quelques exceptions aimables ou modérateur courageux tous brillent par leur absences...
Pas le temps pour une opinion, un avis, une question, un débats, une expérience, une blague, une distraction, pas une présentation, l'école, les origines, leur femme ou mari, leurs enfants, leurs amants ou maîtresses, leur histoire, leur fréquentations, leurs goûts et pas une photos... même de leur labo...

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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mer 11 Juin - 19:55

Histire courte spécialement pour Marc D

Le forgeron misère.

Ce conte est très célèbre dans toutes les Pyrénées. Il a été relevé ici dans le comté de Foix. Pour vivre et pour détourner la misère il faut être malin. Ce forgeron réussit à tromper la mort elle-même.

Il y a bien longtemps de cela et c'était encore du temps où Marthe filait, dans un petit village du pays d'Oc appelé Casavielha, vivait un forgeron, si pauvre, pauvre comme Job. Et il avait sept enfants à élever et à nourrir ; et les temps étaient durs, et la vie était chère ! Pourtant bien qu'il fût pauvre, si pauvre, pauvre comme Job, il était joyeux et ne se plaignait pas de son sort. Ce n'était point cependant que la fortune fût favorable à ses projets et à ses désirs ! Au contraire, elle s'ingéniait, semblait-il, à les contrarier et à s'y opposer.

Ainsi le pauvre, si pauvre forgeron était malchanceux ! Quand il arrivait une calamité publique, le malheureux forgeron était obligatoirement parmi les victimes. Un orage éclatait-il sur le pays ? C'était un des arbres de son verger qui recevait la foudre ! Une gelée désolait-elle la région ? Sa vigne, au bord de la rivière, était toute grillée et pour lui c'était déjà vendanges faites ! Si une chèvre avortait, c'était évidemment la sienne ! Si les lapins ravageaient les jardins, c'était dans le sien qu'ils allaient de préférence ! Et si les soldats passaient par là, c'était chez lui qu'ils allaient frapper pour demander le vivre et le couvert. Bref, comme dit le proverbe, «il pleut toujours sur ceux qui sont déjà mouillés », et le pauvre, si pauvre forgeron, pauvre comme Job, soumis et courbant le front, laissait passer une tempête et se préparait aussitôt à faire face à une autre.

Aussi les gens du pays l'avaient-ils appelé « Misère », parce que toute sa vie en était longuement tissée et qu'il aurait pu compter facilement sur les doigts de sa main les jours fastes et heureux. Au milieu des mille tracas de l'existence, Misère cependant faisait sa besogne, au jour le jour, vivant tant bien que mal, et plutôt mal que bien, du produit assez maigre d'un jardin et d'un verger qu'il avait derrière sa maison dans un clos attenant et d'une petite vigne, au bord de la rivière, qui, quand elle n'était pas gelée ou inondée, lui donnait de quoi faire un peu de vin pour les dimanches et les fêtes, et de la piquette pour le restant des jours. Ajoutez à cela le méchant salaire que lui rapportait son travail à la forge. Petit méchant salaire, car la pratique était peu nombreuse et souvent payait mal. Aussi le pauvre, si pauvre, si pauvre forgeron se donnait-il bien du mal et de la peine pour rien ou du moins peu de chose.

Et il y avait toujours quelque chose d'imprévu : la femme malade ; un des enfants qui se cassait le bras, un autre qui attrapait la scarlatine, un autre la « picote ». Et tout l'argent filait chez l'apothicaire ! De quoi perdre la tête ! Mais notre homme heureusement, en bon « gavach », l'avait solidement fixée sur ses épaules, sa tête ; et certes le vent du malheur aurait dû souffler bien fort pour la lui emporter. Et puis Misère, tout pauvre, si pauvre, si pauvre qu'il fût, pauvre comme Job, avait du moins richesse et non petite, la richesse du coeur : il était charitable et compatissant, toujours prêt à rendre service, à secourir les gens plus malheureux que lui, à donner un coup de main. Si peu qu'il y eût, chez lui, sur la table, il y avait toujours assez pour le mendiant qui venait frapper à sa porte. Quand c'était la saison des poires, il aurait, pécaïre ! laissé piller son verger, tant il était bon. Si quelqu'un avait besoin d'un coup de main, pour les gros travaux de la campagne, Misère abandonnait son enclume et son marteau ; et il se contentait parfois d'un simple merci ! Évidemment les gens qui se laissent aller à une si grande charité ne peuvent devenir bien riches. Et voilà pourquoi, la malchance aidant, notre brave homme de forgeron était pauvre, si pauvre, pauvre comme Job.

Un jour de printemps, il avait, dès le lever du soleil, ouvert sa forge. En chantant, car chanter en commençant l'ouvrage, cela aide à le faire, en chantant donc il tapait sur l'enclume. Dans la pénombre de l'atelier, il faisait jaillir d'un morceau de fer rougi des milliers d'étincelles. Le jour clair au-dehors était rempli du chant joyeux des oiseaux : merles, passereaux, fauvettes, pinsons s'en donnaient à coeur joie, dans les haies, dans les buissons, dans les vignes, partout. Le bruit du marteau sur l'enclume qui sonnait clair dans l'air tiède et doux faisait l'accompagnement de cet agréable concert. Et c'était un matin de printemps, radieux et prometteur. Or sur le chemin, soudain, apparurent deux hommes misérablement vêtus et qui tiraient par la bride une vieille «saume », une pauvre et misérable bête, aux pattes terriblement maigres, au ventre terriblement rebondi. Ses côtes, pécaïre, saillaient comme les cercles de barrique et sa queue déplumée disait son grand âge de pauvre et misérable ânesse, qui a porté souvent le bât et trimé le long du dur chemin de la vie, trimé plus qu'il n'est possible même pour un âne. Ses deux oreilles longues et pelées, son poil tout rogneux et sa maigreur de charogne, tout inspirait pour elle la commisération et la pitié. Et pourtant clopinant et traînant les sabots, elle marchait, la pauvre bête, tirée par l'un, poussée par l'autre, et « panardant » par-dessus le marché, « panardant » d'une patte de derrière, ce qui donnait à sa démarche une allure fantomatique et fantastique. Les deux hommes d'ailleurs ne valaient pas mieux que la bête. L'un était un bon vieux « papète » à la barbe blanche une belle barbe blanche, ma foi, qui inspirait le respect : elle rendait ce traîne-savate vénérable, malgré ses haillons rapiécés et fanés qui, depuis belle lurette, avaient fait leur temps. L'autre était beaucoup plus jeune. Mais le pauvre, il était pâle comme un mort, si pâle ! et encore plus pâle sous ses cheveux blonds. Son regard était doux et plein de bonté ; c'était sans doute, lui aussi, un représentant de la catégorie des résignés et des bonnes âmes... En tout cas, il était aussi pauvrement vêtu que le vieux « papète » à la barbe blanche, le bon vieux petit « papète » respectable malgré ses haillons. Traînant la pauvre « saume » par le licou, les deux voyageurs arrivèrent devant la forge de Misère. Lui, il tapait sur l'enclume en chantant pour répondre aux oiseaux du printemps ; et il faisait jaillir d'un morceau de fer rougi des milliers d'étincelles qui partaient brillantes comme des étoiles, dans l'obscurité de l'atelier.
Le plus vieux des deux s'approcha du forgeron.
"Bonjour, maître," dit-il.
"Bonjour, Messire," fit le forgeron qui s'arrêta de battre le fer et dont le marteau posé sur la corne de l'enclume rebondissait à petits coups.
"Voudrais-tu nous ferrer notre ânesse ? Elle boite parce qu'elle a perdu un fer en montant la côte de Maurin. Et tu vois, c'est ennuyeux, car la bête est vieille et « panarder » ainsi sur les chemins n'est pas fait pour lui donner de la force et de l'allant."
"Baste, si nous avons un fer ce sera vite fait."
Et ce disant, il alla quérir dans le fond de la forge un petit fer pour vieille « saume », parmi tous les fers qu'il avait suspendus à la basse poutre qui soutenait le toit.
"Baste ! Pourvu qu'il aille !"
Le second voyageur fit approcher la bête ; Misère lui souleva la patte de derrière.
"Baste ! Un petit coup et ça ira. Sur mesure !"
Et il riait le brave homme en disant cela et à la pensée de rendre service.
Le fer fut mis au feu. Et en tirant sur la chaîne du soufflet : flou-flou-ou, flou-flou-ou, notre forgeron de dire, histoire de parler :
"Baste ! Vous êtes des étrangers ?"
"Nous sommes des étrangers," répondit le plus vieux.
Et cependant l'autre, le jeune homme au visage si pâle, pâle comme celui d'un mort, le jeune homme, le regard perdu dans le vague, souriait, tout seul comme un enfant qui rit aux anges.
Flou-flou-ou, flou-flou-ou, chantait le soufflet ; et la flamme bleutée montait dans la cheminée, la belle flamme rigide et bleutée, dans la cheminée toute noire.
"Baste ! Vous allez loin de ce pas ?"
"Nous allons loin, ô forgeron, et c'est pourquoi nous avons besoin de notre vieille ânesse."
Quand le fer fut tout rouge, si rouge qu'il en était presque blanc, Misère, avec sa pince à feu le porta sur l'enclume. Et pique, que tu piqueras ! En un rien de temps il vous eut mis le petit fer à la mesure du petit sabot. Dans une âcre fumée qui sentait la corne brûlée, le fer fut ajusté. Quelques clous firent l'affaire que le forgeron plantait d'une main dextre et qu'il prenait au fur et à mesure dans sa bouche où il les tenait.
"Baste ! Voilà qui est fait. Maintenant vous pouvez partir sans crainte..."
Alors le plus jeune, en prenant la bête par le licou, demanda :
"Merci, brave homme ! Combien nous te devons ?"
"Baste !" fit le forgeron en se grattant la tête dans un geste familier. Il avait relevé sa casquette et il grattait de sa main calleuse aux ongles courts et drus son crâne en sueur, sa bonne tête bien fixée sur ses épaules.
"Combien nous te devons ?" redit l'autre, le bon vieux à la barbe blanche et à l'air respectable.
"Baste !" disait Misère. En regardant ses deux clients, si pauvrement vêtus de haillons, si misérables et si lamentables, il sentait que son coeur déjà était ému. Et en lui-même, il se pensait qu'il ferait bien, peut-être, de ne rien demander à des gens si minables. Il leur répondit :
"Baste ! pour cette fois, je vous le fais gratis et pour l'amour de Dieu."
Les étrangers n'eurent même pas la force de faire semblant de refuser, tant sans doute pareille offre leur faisait plaisir.
"Nous te remercions, forgeron, nous te remercions," dit le plus vieux.
"Baste ! Je vous inviterais bien à casser la croûte. Mais le buffet chez nous n'est jamais bien garni et il est même souvent aussi vide que le soufflet de ma forge."
Or le jeune homme au teint pâle avait regardé à la dérobée le vieux papète à la barbe blanche ; et il avait souri, comme pour dire d'un air entendu : «On nous l'avait bien dit.»
Mais Misère insistait.
"Baste !" disait-il, avec son bon sourire, il y a encore au grenier, deux bonnes poires de mon verger, deux bonnes poires, conservées sur la paille, deux bonnes poires fondantes. Je vais vous les chercher : car c'est agréable de manger un fruit juteux en cette saison. Il allait s'élancer, plein de zèle, quand le jeune étranger le retint par la manche.
"Va, forgeron, laisse. Garde cette poire pour tes enfants. Nous te remercions beaucoup de ce que tu as fait pour nous. Tu le vois, nous ne sommes pas riches et cependant nous voudrions te laisser quelque chose pour que tu ne nous considères pas comme des ingrats."
"Baste !" faisait l'autre.
Et d'un geste large de la main, il semblait dire : «Cela est si peu !»
"Si, si, si,écoute, j'ai un grand pouvoir ! demande ce que tu voudras et je ferai en sorte que cela te soit accordé," reprit le jeune homme aux cheveux blonds.
"Baste, baste," répétait le forgeron ; car, il faut bien le dire, il était indécis et certes, aussi un peu incrédule. Mais comme il pensait que peut-être, ça leur ferait plaisir quand même, aux deux autres, il voulut bien. Mais il réfléchissait, en se grattant la tête de sa main calleuse aux ongles courts et durs. Le bon vieux, lui, s'était rapproché et il soufflait à l'oreille du forgeron :
"Demande le ciel ! demande le ciel !"
"Le ciel ? Non ! Voyez-vous, le ciel, c'est beaucoup trop haut ! Et puis j'ai le temps d'y penser, au ciel."
Mais il avait regardé le jeune homme aux cheveux blonds. Celui-ci s'était soudain transfiguré : des rayons dorés éclairaient son visage, des rayons qui couronnaient son front et semblaient sortir de ses cheveux. Et détail qu'il n'avait pas encore remarqué, le jeune homme aux cheveux blonds avait dans ses mains et sur ses pieds de larges plaies ouvertes qui béaient comme des lèvres, des plaies sanglantes sur ses pieds couverts de poussière et sur ses mains, pâles et exsangues. Alors il comprit tout à coup que l'étranger si pâle sous ses blonds cheveux, l'étranger au regard si doux et si tranquille ne pouvait être que le Christ. Il se retourna vers son compagnon et il s'aperçut bien que celui-ci ne pouvait être que le disciple du divin maître, Pierre, le vieux disciple à la barbe blanche et fleurie.
"
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mer 11 Juin - 19:55

Suite..

Demande le ciel !" lui soufflait saint Pierre.
Le forgeron maintenant ne doutait plus.
"Maître, puisque vous me permettez de formuler trois voeux, je vous demanderai d'abord que..."
"Eh bien ! achève : ton voeu, je te le promets, sera réalisé !"
"Je demande que celui qui touchera le soufflet de ma forge ne puisse s'en détacher qu'avec mon autorisation et si tel est mon bon plaisir."
"C'est parler comme un roi ! Eh bien ! soit !"
L'autre par contre haussait les épaules : Quel voeu, pensait-il, quel voeu ! Et il ne put s'empêcher d'ajouter à haute voix :
"Demande le ciel, bédigas ! Demande le ciel ! Car vois-tu le ciel, c'est dur à attraper !..."
"Je désirerais aussi que celui qui posera ses fesses sur la chaise en paille de ma cuisine ne puisse s'en relever que si je le veux bien !"
"Eh bien ! soit !" dit le maître.
"Allons, tu as le temps encore : songe à ton éternité ! songe au salut de ton âme : demande le ciel, Jean-le-Piot ! Demande le ciel, grand bédigas, demande le ciel !"
Mais le forgeron ne se laissait pas troubler. Il avait son idée dans sa tête ; et sa tête était solide et dure, comme une tête de bon « gavach » qu'il était.
"Enfin, je voudrais aussi, si ça n'est pas impossible ! je voudrais que celui qui grimpera sur mon poirier ne puisse plus en descendre, à moins que je le veuille, et qu'il reste « empégué » sur la maîtresse branche comme un merle pris à la glu !"
Drôles de voeux ! pensait saint Pierre.
"Ainsi soit-il," reprit Jésus.
Et les deux voyageurs s'en allèrent sur le chemin, tirant leur vieille ânesse qui ne boitait plus, mais qui au contraire marchait d'une allure guillerette et légère. Ils allaient sur le chemin. Et derrière eux, sur leurs pas, il s'élevait un nuage de poussière, mais un nuage lumineux comme une auréole et odoriférant comme une fumée. Et au fond du chemin, ils disparurent dans le ciel bleu, au fond du chemin...

Puis les années passèrent, les années avec leur suite de soucis et de petites joies. Mais jamais plus Misère ne connut de gros malheurs comme autrefois et il semblait au contraire béni du ciel. Ses enfants avaient grandi et avaient quitté le foyer. Et lui, il avait vieilli, toujours occupé au travail de sa forge. Il s'était seulement un peu courbé sous le poids des ans ; mais il était encore capable de soulever le lourd marteau pour battre le fer sur l'enclume, en faisant jaillir des étincelles, claires comme des étoiles, dans l'obscurité de l'atelier. Et les années avaient passé. Un jour pourtant survint un hôte inattendu, un hôte qui vient toujours trop tôt, un hôte dont on ne désirerait point la visite. Un jour donc, Madame la Mort, hideuse et ricanante, la belle dame de la Mort, qui n'a jamais éprouvé de refus, et qui, au contraire, entraîne toujours son cavalier avec elle.
"Allons, Misère, es-tu prêt ? Tu vois, il est l'heure : il te faut songer à quitter ta forge, ton jardin et ton verger, ta vigne et ta maison. Allons, je te viens chercher !"
Le maître forgeron était justement en train de réparer la « picole » d'un travailleur en terre.
"Écoute, je te suis ; mais tu me permettras bien de finir ce que je tiens ? Tu ne serais pas une brave fille, si tu ne voulais pas me laisser finir ce travail. Le pauvre homme attend son outil et il le lui faut : c'est son gagne-pain !"
"Eh bien ! soit ! Une minute..."
"Puisque tu es si pressée, écoute, tu vas m'aider et me rendre un service. Tu vois, à t'écouter, mon fer s'est refroidi. Tiens, attrape donc la poignée du soufflet et donne-moi un bon coup de main... Plus tôt j'aurai fini, plus tôt nous Partirons !..."
La Mort, sans méfiance, attrape à pleine main la poignée du soufflet et tire sur la chaîne. « Flou-flou-ou, flou-flou-ou » fait le soufflet qui attise le feu. Et notre homme sans se presser porte le fer rougi sur l'enclume, empoigne son marteau et, pique que tu piqueras, il pique comme un sourd, sur l'enclume, comme un sourd, et avec tant d'ardeur qu'il n'entend pas ou feint de ne point entendre son aide improvisée et bénévole qui souffle que tu souffleras, souffle toujours. Et quand lentement, en chantant comme un habile ouvrier, il eut forgé le pic :
"Baste ! Ma belle Dame, je vous attends !..." dit-il en s'essuyant les mains à son tablier de cuir.
Et ce disant il riait dans sa moustache, avec des yeux plissés par mille petites rides pleines de malice. Mais l'autre toujours attachée à la poignée du soufflet essayait mais en vain de détacher sa main. Ses doigts de squelette restaient accrochés à la poignée de fer.
"Tu m'as trompée, Misère, tu m'as trompée !"
"Baste ! Tu veux peut-être t'en aller ?"
Et il riait dans sa moustache, avec ses yeux plissés par mille rides pleines de malice.
La Mort, elle, en faisait un nez ! Vous l'imaginez d'ici.
"Baste ! Je vais te laisser partir à condition que tu ne viennes pas me reprendre avant longtemps."
"Dans sept ans : ça te va ?" dit la Mort
Sept ans, c'est long, pensait notre homme et il dit :
"Ça me va ! Allez, ouste ! Madame la Mort, et à la prochaine !"
Et la Mort s'en fut prestement, quittant sans regret l'atelier de Misère.

Et les années coulèrent, coulèrent, rapides, rapides, car elles étaient comptées. Pourtant, lui, Misère, ne les comptait pas. Aussi, un jour, fut-il surpris quand il entendit frapper à sa porte. Il était à table et il buvait un coup de son bon vin, après avoir mangé des poires de son poirier qui chaque année, maintenant, lui en donnait, lui en donnait...
"C'est moi, Misère, ton temps est achevé de nouveau. Es-tu prêt à me suivre ?" dit la Mort.
"Baste !" répondit Misère, mi-figue, mi-raisin. La Mort s'était arrêtée sur le seuil, hésitante : peut-être se méfiait-elle ?
"Baste ! Tu me laisseras bien achever mon repas. J'aime bien, maintenant que je suis devenu vieux, prendre une petite goutte. Ca vous donne du cran. Et, tu avoueras, c 'est bien le moment où il faut en avoir" reprenait Misère.
"Eh bien ! soit : une minute..."
"Entre donc, et assieds-toi là, en attendant que j'aille chercher la bouteille."
La Mort, sans méfiance, se laissa choir sur une chaise et quand Misère eut avalé son petit verre, il la regarda d'un air malicieux.
"Baste ! ma commère, je vous attends..." dit-il, en essuyant ses moustaches d'un revers de main. Mais la Mort, ne pouvant se lever de sa chaise, pensa bien que Misère encore une fois lui avait joué un mauvais tour.
"Je ne reviendrai que dans sept ans, je te le promets!..."clamait-elle, d'une voix suppliante, dans sept ans, Misère.
"Baste ! Dans sept ans ? Tu n'y penses pas, ma commère ! Écoute : plus on se fait vieux, plus on aime la vie. Sept ans, je viens d'en faire l'expérience, c'est trop vite passé. Reviens dans quinze ans, et je te tiendrai quitte."
Et la Mort s'en fut prestement, quittant sans regret la maison de Misère, mais se promettant bien de ne plus se laisser prendre désormais.

Et les années coulèrent, coulèrent, rapides, rapides, car elles étaient comptées. Pourtant, lui, Misère, ne les comptait pas. Aussi, un jour Madame la Mort s'en revint chez lui. Et il fut surpris de la revoir venir si tôt.
"Ne te l'avais-je pas dit ? Allons cette fois, c'est la bonne. Rarement on trompe la Mort plus de deux fois. Es-tu prêt ?"
"Baste !" répondit Misère, mi-figue, mi-raisin. Il était justement sous son poirier en train de cueillir des fruits mordorés et à point, de belles poires fondantes, juteuses et fraîches qui vous donnaient l'eau à la bouche rien que de les voir.
"Baste ! Je voudrais me cueillir une poire pour la soif. En chemin et là où tu vas me conduire ce sera agréable de pouvoir se rafraîchir un peu. Laisse-moi monter dans l'arbre. J'aurai vite fait..."
"Ta-ra-ta-ta ! Je commence à te connaître. Tu m'as eue deux fois. Tu veux encore me jouer un vilain tour !"
"Baste ! montes-y toi-même, comme cela tu seras tranquille ; et avoue-le, la faveur que je te demande n'est pas si grande ! Tu me dois bien ça, à moi !"
La Mort, retroussant son jupon et son cotillon monta dans le poirier, elle cueillit délicatement une belle poire mûre.
"Baste ! Tu peux bien, puisque tu y es, en prendre une pour toi, si le coeur t'en dit !..." lui disait Misère d'en bas en se moquant d'elle. Et il riait, le bon vieux Misère, des mille plis de ses yeux et des mille frémissements de sa moustache. Et la Mort, quand elle voulut redescendre, s'aperçut qu'elle avait été une fois de plus dupée. Rien à faire. Elle restait perchée sur son arbre comme un merle pris à la glu. Elle comprit tout le ridicule d'une telle situation ; mais tous les efforts quelle faisait étaient inutiles : le poirier enchanté la tenait et la tenait bien.
"Eh bien ! Misère, tu peux te vanter d'avoir trompé la Mort trois fois. Mais je t'en prie : laisse- moi redescendre."
"Baste ! Madame la Mort, vous resterez là-haut jusqu'à la consommation des siècles."
"Tu ne feras pas cela, Misère, tu ne feras pas cela ?" criait-elle, indignée, du haut de son arbre, serrant ses jupons qui volaient au vent.
"Baste ! Et pourquoi non ? Jusqu'à la consommation des siècles," répondit l'autre, qui de toute évidence profitait de la situation.
"Ecoute, Je te promets de ne plus venir te chercher" dit du haut de son arbre la Mort qui commençait à rire jaune.
"Baste ! Tu le jures ?"
"Je te le jure !" répondit la Mort. Et, retroussant son jupon et son cotillon, elle sauta d'un pied leste, comme une jeune fille, au bas du poirier en poussant un gros soupir de soulagement. Puis elle partit le plus vite possible, jurant mais un peu tard qu'elle se méfierait et pensant bien qu'un jour elle tirerait vengeance de cet affront.

Et les années se sont écoulées, lentes, lentes, car elles n'étaient plus comptées. Et Misère, qui ne les compte plus, trouva vite le temps long, long ! long comme un jour sans soleil. Il est, dit-on, toujours de ce monde. Il est vrai qu'il y a déjà bien longtemps qu'il a commencé de s'y ennuyer. Pensez ! depuis qu'il voit les hommes et la suite des jours, si semblables et toujours pareils ! Tous ces jours qui se suivent : guerres, brigandages, orages, sécheresses, gelées, maladies épidémiques, révolutions ! Il en a vu, des événements ! Tant qu'il finit par ne plus s'y reconnaître. Et les hommes qui naissent et qui meurent ! Toujours semblables eux aussi et bien pareils ! Il a connu les enfants de ses enfants ; puis les petits-enfants de ses petits-enfants, ensuite, les arrière-petits-enfants de ses arrière-petits-enfants. Maintenant il ne connaît plus ses descendants et il a une si nombreuse lignée qu'il est le père de beaucoup de monde. On dit, d'ailleurs, que depuis longtemps il désire disparaître de ce monde. Une fois même il a appelé la Mort, la priant comme le bûcheron de la fable de venir le tirer d'ici-bas. Mais la Mort fait la sourde oreille : elle prend ainsi une petite revanche. Car il n'est pas toujours gai d'être immortel. Et c'est pourquoi Misère regrette amèrement de n'avoir pas, jadis, écouté le brave saint Pierre.
"Allons, Jean-le-Piot ! demande le ciel, bédigas !"
Pécàire, le ciel ! il lui faudra maintenant attendre le jugement pour l'avoir...
Et comme disait ma grand-mère :
- Lo gal cantet e la sornetta finguet ! (le coq chanta et l'histoire s'acheva)
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Charles De Cant



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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Mer 11 Juin - 20:14

M. Robert,

N'auriez vous pas été écrivain lors d'une vie antérieure? Smile

Amicalement,

Charles D.
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Jeu 12 Juin - 7:22

Monsieur Charles,

Je ne pense pas mais à la prochaine je te répondrai peut être oui ?
J'aime les histoires, le rappelle du passé... qui se répète.. et certaine morale qu'elles contiennent...

Trés amicalement

Robert N.
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Ven 13 Juin - 8:28

Personne n'a oublié ou été oublié ?

http://fr.youtube.com/watch?v=vF9qRmp8hRs
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Ven 13 Juin - 10:17

Un peu de baume sur le coeur... Question

Philippe Herreweghe (Gand)

Polyphonie

http://fr.youtube.com/watch?v=xpNDTa8eGmc

http://fr.youtube.com/watch?v=FhuZ9GHT9pQ

http://fr.youtube.com/watch?v=WVBlBDh7ots

http://fr.youtube.com/watch?v=8dgL8J1OsP8

A écouter sans les images ou avec beaucoup de baume...

http://fr.youtube.com/watch?v=muBv-vRmewI


Paul Nevel (Gand)

http://fr.youtube.com/watch?v=5Fk47r616yw
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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Ven 13 Juin - 15:37

Quand je vous disais Very Happy Very Happy Very Happy

http://www.nasa.gov/images/content/244572main_Lake_Moses_6_9_08.jpg

Fusion ci-dessous... à écouter avec musique sans image ci-dessus Smile

http://www.nasa.gov/images/content/228177main_Red-Dwarf-Flare-Full_full.jpg
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tutti-frutti



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MessageSujet: Re: Lettres ouvertes   Sam 21 Juin - 18:37

http://www.magdentaire.fr/index.php

Nr 3
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Article "Rencontre au sommet"

http://www.magdentaire.fr/magazine2/mdn03_juin_FINAL/index.html

J'aime bien "Un plombier facture 150 à 250€ un acte de débouchage de tuyauterie de 2 minutes ... les plombiers serrent les coudes"


Technologie dentaire travail pour qui ? Êtes-vous abonné ? lol!

http://protheseland.forumactif.com/la-bibliotheque-de-protheseland-f21/prothese-importee-t415.htm#4544
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