Forum des prothésistes dentaires belges

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 Pohérésie

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MessageSujet: Pohérésie   Ven 27 Juin - 19:39

La poule aux écus d’or et le renard d’argent.

Cela se passe il y a très longtemps.
Jadis, à l’époque où tard le soir,
L’on se racontait encore des histoires.
Aliénor et son fils Tancrède
vivaient pauvres mais honnêtes.
Le papa par la foudre était mort,
Sous l’arbre faisant contrefort
Vivant ainsi sans lendemain,
seul par l’effort des mains.
Tancrède âgé alors de 7 ans,
Alla aux œufs comme tout matin
Fichtre… ce jour là la poule lui parla
Et à l’oreille lui confia ceci tout bas,
Petit si tu me protèges du renard,
Chaque jour un œuf se changera,
En écus d’or pour vos repas.
Souriant Tancrède lui promis tout cela,
Et rentra déjà des écus plein la pogne.
Sa mère de colère dévoila une rogne
Mais devant les écus renfrogna sa grogne.
Depuis lors, au village, les jours brillent,
Aux fêtes les villageois danses en vrilles,
Et si quelqu’un demande d’où viennent les écus qui brillent
Tous vous répondent : Au loup ! Au loup !
Pour que loin partent ce renard qui les épies.

Moralité : Que l’on croit ou non à la poule aux œufs d’or, aux crocs du loup, au renard d'argent ou à sa queue, la prospérité d'un village dépendra toujours de la discrétion des écus qui y circulent.Very Happy
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Mar 8 Juil - 15:32

Le Connard et le Bedeau

Maître Connard, dans un arbre éméché
Tenait par son bec de vilains langages.
Maître Bedeau, par bonheur arrêté,
Lui offrit à peu près ce présage:
---
"Eh, bonjour, Monsieur du Connard.
Que vous êtes ravis ! Que vous me semblez beau !
Sans mentir, si tant de ravages
Se rapporte à vos hommages,
Vous êtes le phénix des hôtes à ce que je vois."
---
A ces mots, le Connard ne se sent pas de joie;
Et pour montrer sa grande voix,
Il ouvre un large bec, le faisant tomber en une fois.
---
Le Bedeau le saisit, et dit: "Mon bon monsieur,
Apprenez que tout emmerdeur
Vit aux dépend de celui qui le dégoute.
Cette leçon vaut bien que je fâche, sans doute."
---
Le Connard, boiteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'on ne l'y verrait plus.
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Mer 9 Juil - 6:28

Le corbeau et le renard en bruxellois...

Menhier le corbeau, sur un bûmeke perché,
Tenait dans son bleis
Un hettekeis.
Menhier le Renard, par l'odeur faxiné
Passait juchtement par là
Et y dit comme ça :
- Tiens qui voilà ! Mais c'est Suske le corbeau !
Podferdekke, breuke, vous êt's joliment beau !
Comment c'que tout's ces plumes
ça sait faire un si beau costume !
Et si vous êt's capabel de chanter
Aussi bien que vous êt's habillé,
Sans mentir, tous les oiseaux de ce bois
Sont de la crotte à côte de toi !
Le rossignol est un snul
Et le pinson, un tatchelul !
Le corbeau en entendant ça,
Veut chanter un' dontje d'opéra.
Il ouvre son bec grand comme un' port' cochère
Et klett ! Son hettekeis triboule par terre.
Le renard saut' dessus et en un', deux, trois,
Y l'avait scamoté dans son estomac.
Alors, y dit : Apprenez, beau chanteur,
Qu'y faut jamais écouter les flatteurs !
En vous frottant la manche, y vous attrapent !

Och èrme ! Le corbeau, y savait plus dir' : pape !
Aussi la prochain' fois, au lieu d'ouvrir son bec,
Y répondra : Mon cher, den deuvel on' â nek !

Lexique :

Menhier : monsieur
Bûmeke : petit arbre, arbrisseau
Bleis : figure ronde
Hettekeis : fromage de Bruxelles
Suske : diminutif de François
Podferdekke : nom de...
Breuke : mon vieux, frère (petit)
Snul : minus, idiot
Tatchelul : bête type, benêt
Dontje : chansonnette, morceau de musique
Klett : interjection, genre "vlan", "patatras"...
Tribouler : dégringoler, tomber, renverser
Och èrme : bon Dieu
Dire : "pape" : dire un mot, proférer un son
Den deuvel on' â nek ! : "le diable autour de ton cou" = va au diable
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Mer 9 Juil - 6:54

Fichtre ! Une fable de pitche schramouille ? Very Happy
-----------------

Autres grands classiques !

Grand Jojo
Jules César (Polonaise blankenese)

Je vais vous raconter l'histoire banale
De Jules César qui était empereur
Il avait un long nez comme une banane
Et ses oreilles c'était comme des… choux-fleurs !

Le soir doucement sur ses chaussettes
En pyjama en-d'sous de son peignoir
Il retrouvait Cléopâtre en cachette
Mais ça personne ne pouvait le… savoir !

Jules César
On l'appelait Jules César
Il mettait pas d'falzar
Pour qu'on voie ses belles jambes
Ses jolies jambes
Ses jambes de Superstar

Quand Jules César revenait de la guerre
Tout fier et victorieux sur son grand char
Il ordonnait qu'on distribue de la bière
Qu'on buvait à la santé de… César !

Les gladiateurs dans l'arène
Passaient avec des sandwiches boudin noir
La fiesta durait parfois six semaines
Il fallait l'avoir vu pour… le croire!!

Cléopâtre un jour lui a dit peut-être
J'vivrai chez toi, j'quitterai mon rez-de-chaussée
Fou de joie il cria par la fenêtre [Yodelahitou]
Tous les Romains ont dit il est… cinglé!

------------

Chef, un p'tit verre on a soif
Chef, un p'tit verre on a soif
Une petite bière, on a soif
On a soif !
On a soif !

Quand j'étais à la légion étrangère
Je traversais tous les jours le désert
Le sable chaud, le soleil quelle misère
J'aurais donné ma vie pour boire une bière
Y avait pas de vent, y avait pas d'courants d'air
De soif, ma langue pendait jusque par terre
Quand on avait l'cafard fallait le faire
On chantait la chanson des légionaires

Chef, un p'tit verre on a soif
Chef, un p'tit verre on a soif
Une petite bière, on a soif
On a soif !
On a soif !

Un jour j'suis tombé en panne de super
Y avait plus d'essence dans mon dromadaire
Soudain devant moi j'ai vu un berbère
C'était Ali…Baba la bonne affaire
Il m'a dit j'ai des montres en toc pas chères
Des babouches, des cravates, de l'huile solaire
Un collier en plastic pour ta moukère
Y avait de tout, de tout sauf de la bière

Chef, un p'tit verre on a soif
Chef, un p'tit verre on a soif
Une petite bière, on a soif
On a soif !
On a soif !

Après avoir marché pendant six mois
Le gosier sec, je vous jure c'est pas la joie
J'étais à la recherche de l'autoroute
Qui allait droit, tout droit sur Knokke-le-Zoute
Un chauffeur de camion passant par là
M'a embarqué avec tout mon bardas
En route on s'est arrêtés plusieurs fois
Pour boire un verre, les routiers sont sympas

Chef, un p'tit verre on a soif
Chef, un p'tit verre on a soif
Une petite bière, on a soif
On a soif !
On a soif !
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Jeu 10 Juil - 20:49

Le fanfaron

Un jour sur ses grands pieds il allait je ne sais où
Le Fanfaron au franc bec emmanché d’un long cou.
Il côtoyait une rivière.
L’onde était transparente ainsi qu’aux plus beaux jours ;
Sa commère, la garce, en faisait le détour
Avec Trochet son compère.
Le fanfaron en eût fait aisément son défit :
Tous approchaient, le fier oiseau n’avait qu’à faire ;
Mais il crut mieux faire d’attendre
Qu’il eût courage quelque peu acquit.
Il vivait de régime, et dormait à ses heures.
Après quelques moments il revint ; au bord de l’eau
S’approchant de plus près il vit ses rivaux
Des arsouilles qui sortaient du fond des demeures.
Le combat ne lui plut pas ; il s’attendait à mieux,
Et montrait une grimace dédaigneuse
Comme le Roi, le bon Horace.
Moi de telles poisses ? dit-il, moi Fanfaron que je fasse
De si pauvre ! Ma chère ! Et pour qui me prend-on ?
Trochet rebuté, s’en trouva tout rougeau.
Du grognons ? C’est bien là le fin nez du Fanfaron !
J’ouvrirais pour si peu ma veste ! aux Dieux ne plaise !
Il l’ouvrit pour bien moins : tout alla de façon
Qu’il ne reçu plus aucune attention.
Le dédain le surprit ; il fut tout heureux et tout aise
De rencontrer un grimaçons.
Ne soyons pas si difficiles :
Les plus accommodants, ce sont les plus habiles :
On hasarde de perdre en voulant trop gagner.
Gardez-vous de ne personne dédaigner ;
Surtout quand vous avez à peu près votre compte.
Bien des gens y sont pris ; ce n’est pas aux Fanfarons ni poltrons
Que je parle ; écoutez, bourgeois, un autre conte ;
Vous verrez que chez vous j’ai puisé ces leçons.
Pour que vous l’enseigniez à vos jeunes et beaux bourgeons
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Ven 11 Juil - 7:47

La fièvre et la torture

Rien ne sert de partir à temps, actuellement il faut courir
La fièvre et la torture en sont un témoignage.
Gageons, dirions-nous, que nous n'atteindrions point
Si tôt le but. Si tôt ? Sommes-nous sage ?
Répartirent les prothésistes légers.
Les compères, il ne faut pas vous gruger
Avec quatre prothèses qu’on élabore.
Sage ou non, nous parions encore.
Ainsi fut fait : et pour tous
On mit près du but les enjeux.
Savoir quoi, ce n'est pas l'affaire ;
Ni de quel juge l'on convint.
Nos prothésistes n'en avaient que quatre à faire ;
Je n’entends pas de celles qu'il faut faire lorsque prêtes d'être atteintes
Ils s'éloignent des établis et les renvoie aux calendes,
Ils préfèrent arpenter les landes.
Ayant, disent-ils, du temps pour reste coucher,
Pour dormir, et pour écouter
D'où vient le vent, il laisse la fièvre et la torture
Aller son train de prédateur.
Elles partent, elles s'évertuent ;
Elles se hâtent avec lenteur.
Elles méprisent cependant une telle victoire ;
Tient la gageure à peu de gloire ;
Croit qu'il y va de son honneur
De partir tard. Ils s’en foutent, ils se reposent,
Ils s'amusent à toute autre chose
Qu'à la gageure. À la fin, quand ils virent
Que certains touchaient presque au bout de leurs carrières,
Ils partirent comme un trait ; mais les élans qu'ils firent
Furent vains : la fièvre et la torture arrivèrent premières.
Eh bien, leurs cria-t-elles, avais-je pas raison ?
De quoi vous sert votre allégresse ?
Vous? L'emporter ? et que serait-ce
Si vous deviez défendre vos appointements?
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Ven 11 Juil - 16:19

Les médecins

Le médecin Tant-pis allait voir un malade
Que visitait aussi son Confrère Tant-mieux.
Ce dernier espérait, quoique son Camarade
Soutînt que le Gisant irait voir ses aïeux.
Tous deux s'étant trouvés différents pour la cure,
Leur malade paya le tribut à Nature,
Après qu'en ses conseils Tant-pis eut été cru.
Ils triomphaient encor sur cette maladie.
L'un disait : Il est mort ; je l'avais bien prévu.
S'il m'eût cru, disait l'autre, il serait plein de vie.

Jean de la Fontaine

Tant s'en faut un tant soit peu.
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Jeu 17 Juil - 16:39

Le fourbe et le soumis

Le fourbe et le soumis contestaient de leur prix.
Ô Jupiter ! dit le premier,
Faut-il que l'amour-propre aveugle les esprits
D'une si terrible manière,
Qu'un vil et rampant ici je trimbale
A mes grands airs ose se dire l’égal !
Je hante les palais, je m'assieds à ta table :
Si on immole un bœuf, j'en goûte devant toi ;
Pendant que toi chétif et misérable
Vit trois jours d'un fétu que tu as traîné chez toi.
Mais mon Mignon, dites-moi,
Vous cramponnez-vous jamais aux rêves d'un Roi,
D'un Empereur ou d'une Belle ?
Je le fais ; et je baise un beau sein quand je veux :
Je me joue de tous quand je veux;
Je rehausse d'un teint la blancheur naturelle ;
Et la dernière main que met à sa beauté
Une femme allant en conquête,
C'est un ajustement de fourbe très emprunté.

Allez-moi rompre la tête
De vos greniers. Avez-vous dit ?
Lui répliqua le soumis.
Vous hantez les palais ; mais on vous y maudit
Et quant à goûter le premier
De ce qu'on sert devant les Dieux,
Croyez-vous qu'il en vaille mieux ?
Si vous entrez partout, aussi font les profanes.
Sur la tête des Rois et sur celle des Ânes
Vous allez, accompagner ; je n'en disconviens pas ;
Et je sais que d'un prompt trépas
Cette importunité bien souvent est punie.
Certain ajustement, dites-vous, rend jolie.
J'en conviens : il est soir pour vous comme pour moi.
Je veux qu'il ait nom fourbe : est-ce un sujet pourquoi
Vous fassiez sonner vos mérites?
Nomme-t-on pas aussi Fourbe les parasites ?
Cessez donc de tenir un langage si vain :
N'ayez plus ces hautes pensées.
Les Fourbes de cour sont chassées ;
Les roublards sont pendus, et vous mourrez de faim,
De froid, de langueur, de misère,
Quand Phébus régnera sur un autre hémisphère.
Alors je jouirai du fruit de mes travaux :
Je n'irai, par monts ni par vaux,
M'exposer au vent, à la pluie ;
Je vivrai sans mélancolie.
Le soin que j'aurai pris, de soin m'exemptera.
Je vous enseignerai par là
Ce que c'est qu'une fausse ou véritable gloire.
Adieu, je perds le temps : laissez-moi travailler;
Ni mon grenier, ni mon armoire,
Ne se remplit à babiller."
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Dim 3 Aoû - 11:51

Forumiade

Sans doute n’irai-je plus
Vers ceux qui n’en peuvent plus
Revenants des forums du silence
Ou d’écritures vibrant la sentence

Sans doute n’irai-je plus
Car rien n’y est rendu
Pas le moindre petit cri
Lâché même par défi

Sans doute n’irai-je plus
Écrire aux quelques barbus
Et rares sympathiques amis
Annonçant que tout était permis

Sans doute n’irai-je plus
Vers ces lecteurs de rebus
Ecrire la parole des silences
Et des plus belles sciences

Sans doute n’irai-je plus.
Chercher quelconque vérité
Alors que cela n’existe plus
Dans ce monde sans variété.

Robert
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Lun 4 Aoû - 10:30

Je voudrais vous dire
Sans jamais médire
Ou vouloir prédire
Que vous puissiez sévir

Je voudrais vous dire
Que ce que j’admire
C’est de vous voir écrire
Et d’ensemble jouir

Je voudrais vous dire
Qu’il n’y rien à redire
Si on peut vous lire
Et profiter de vos délires

Je voudrais vous dire
En pensant aux plaisirs
Qu’il est bon de rire
Ou même de séduire

Je voudrais vous dire
De vous savoir frémir
Avant de vous endormir
De ce lien à chérir

Je voudrais vous dire
A qui de tout bord vire
Et quitte ce beau navire
Avant de l’avoir fait vivre

Je voudrais vous dire
A qui veut s’enfuir
Pour toujours dormir
Que c’est cela périr

Je voudrais vous dire
Qu’il en est fini de faiblir
Ou d’espérer d’en finir
Comme de toujours partir

Je voudrais vous dire
Sans penser punir
Ou de vous démunir
Que silence est mourir

Robert
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Mer 6 Aoû - 15:49

L’accident !

De douleurs et presque édenté
Dans sa chambre d’accidenté
Adam est pris d’une rage de dent
Et de biens autres maux ardents

La bouche et sourire pendant
Comme seule calmant il tend
Un coton pour mordre en attendant
Cela calma sa douleur cependant

Malgré les sciences d’Occident
Il ne put empêcher l’accident
Seul et sans correspondant
Voilà qu’il souffre là dedans

lol!
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Mer 10 Sep - 16:07

L'Internationale.
(Est-il bon d'encore de ce rappeler le passé)

C'est la lutte finale:
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain.
C'est la lutte finale:
Groupons-nous, et demain,
L'Internationale
Sera le genre humain.

1. Debout! les damnés de la terre!
Debout! les forçats de la faim!
La raison tonne en son cratère,
C'est l'éruption de la fin.
Du passé faisons table rase,
Foule esclave, debout! debout!
Le monde va changer de base:
Nous ne sommes rien, soyons tout!

2. Il n'est pas de sauveurs suprêmes:
Ni Dieu, ni César, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes!
Décrétons le salut commun!
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l'esprit du cachot,
Soufflons nous-memes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud!

3. L'État comprime et la loi triche;
L'Impôt saigne le malheureux;
Nul devoir ne s'impose au riche;
Le droit du pauvre est un mot creux.
C'est assez languir en tutelle,
L'Égalité veut d'autres lois;
"Pas de droits sans devoirs," dit-elle,
"Égaux, pas de devoirs sans droits!"

4. Hideux dans leur apothéose,
Les rois de la mine et du rail
Ont-ils jamais fait autre chose
Que dévaliser le travail:
Dans les coffres-forts de la bande
Ce qu'il a créé s'est fondu.
En décrétant qu'on le lui rende
Le peuple ne veut que son dû.

5. Les rois nous soûlaient de fumées,
Paix entre nous, guerre aux tyrans!
Appliquons la grève aux armées,
Crosse en l'air et rompons les rangs!
S'ils s'obstinent, ces cannibales,
A faire de nous des héros,
Ils sauront bientôt que nos balles
Sont pour nos propres généraux.

6. Ouvriers, paysans, nous sommes
Le grand parti des travailleurs;
La terre n'appartient qu'aux hommes,
L'oisif ira loger ailleurs.
Combien de nos chairs se repaissent!
Mais, si les corbeaux, les vautours,
Un de ces matins, disparaissent,
Le soleil brillera toujours!
En liberté, groupons-nous et demain,
N'ayons qu'un but: l'Internationale
Pour affranchir, enfin, le genre humain.
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Mer 10 Sep - 20:20

A l'origine, il s'agit d'un poème écrit par Eugène Pottier, en juin 1871, en pleine répression de la Commune de Paris. Il était destiné à être chanté sur l'air de la Marseillaise.

La musique de L'Internationale a été composée ultérieurement par Pierre Degeyter, en 1888.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Degeyter

Gantois d'origine et donc Belge !
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Mar 16 Sep - 9:21

Jacques Brol

Tout con dans mon tablier qui me servait de pagne
J'avais la sueur au front et le moteur à la main
Au suivant, au suivant
J'avais juste vingt ans et nous étions deux cent
A être le suivant de celui qu'on suivait
Au suivant, au suivant
J'avais juste vingt ans et je me déniaisais
Aux conseils ambulants d'une armée en campagne
Au suivant, au suivant

Moi j'aurais bien aimé un peu plus de sagesse
Ou alors un sourire ou bien avoir le temps
Mais au suivant, au suivant
Ce n'fut pas d'la camelote mais ce n'fut pas les auréoles
Ce fut l'heure où l'on r'grette d'avoir manqué l'école
Au suivant, au suivant
Mais j’vous jure que de ne pas entendre ces collègues d'mes fesses
C'est des coups à vous faire des couronnes pour impuissants
Au suivant, au suivant

Je jure sur la tête de ma première belle créole
Que ces voix depuis je les entends tout le temps
Au suivant, au suivant
Ces voix qui raillent et offrent la mauvaise obole
Ce sont des voix à la solde ou ceux de la voix du sang
Au suivant, au suivant
Et depuis chaque foi à l'heure de succomber
Mes pensées trop aigres semblent me murmurer :
Au suivant, au suivant

Tous les suivants du monde devraient s'donner la main
Voilà ce que la nuit je crie dans mon délire
Au suivant, au suivant
Et quand je n'délire pas, j'en arrive à me dire
Qu'il est plus humiliant d'être suivi que suivant
Au suivant, au suivant
Un jour je m'f'rai la belle, la consœur ou bien j’serai perdu
Enfin un d'ces rêves où je n's'rai jamais plus
Le suivant, le suivant
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Jeu 18 Sep - 10:37

Ces gens-là (Jacques Brûle)

D’abord, d’abord, y a l’mal aimé
Lui qu’est nerveux comme un grelot
Lui qui a un gros nez
Lui qui sait plus son nom
Monsieur tellement qu'il aboie
Tellement qu'il a bu
Qui fait tout de ses dix doigts
Mais lui il n'en peut plus
Lui qui est complètement cuit
Et qui s'prend pour le roi
Qui se crève toutes les nuits
Pour des mauvais gains
Mais qu'on retrouve au matin
Dans son labo qui roupille
Raide comme une saillie
Blanc comme une cire de Pâques
Et puis qui balbutie
Et qui a l'œil qui divague
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On ne pense pas, Monsieur
On ne pense pas, on gratte

Et puis, y a l'autre
Des carottes dans les cheveux
Qu'a jamais vu un peigne
Qu'est méchant comme une teigne
Même qu'il donnerait son cache-poussières
A des pauvres gens heureux
Qui a marié la Denise
Une fille de la ville
Enfin d'une autre ville
Et que c'est pas fini
Le soir fait ses p'tites affaires
Avec son p'tit chapeau
Avec son p'tit manteau
Avec sa p'tite auto
Qu'aimerait bien avoir l'air
Mais qui a pas l'air du tout
Faut pas jouer les riches
Quand on n'a pas le sou
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n'vit pas, Monsieur
On n'vit pas, on triche

Et puis, il y a les autres
Les confrères qui ne disent rien
Ou bien n'importe quoi
Et du soir au matin
Sous sa belle gueule d'apôtre
Et dans son cadre en bois
Y a la moustache du fondateur
Qui est mort d'une glissade
Et qui r'garde son troupeau
Encore gratter ses prothèses
Et ça fait des grands ssssiiiiiiitttt
Et ça fait des grands ssssiiiiiiitttt
Et puis y a la vieille rogneuse
Qu'en finit pas d'vibrer
Et qu'on attend qu'elle crève
Vu que ça coûte très cher
Et on n'écoute même pas
C'que les pauvres racontent
Faut vous dire, Monsieur
Que chez ces gens-là
On n'cause pas, Monsieur
On n'cause pas, on décompte

Et puis et puis
Et puis il y a la collègue Frida
Qui est belle comme un soleil
Et qui m'aime pareil
Que moi j'aime Frida
Même qu'on se dit souvent
Qu'on aura des enfants, une maison
Avec des tas de fenêtres
Avec presque pas de murs
Et qu'on vivra dedans
Et qu'il fera bon y être
Et que si c'est pas sûr
C'est quand même peut-être
Parce que les patrons veulent pas
Parce que les patrons veulent pas
Les autres ils disent comme ça
Qu'elle est trop belle pour moi
Que je suis tout juste bon
A faire de réparations
J'ai jamais fais de réparations
Ou alors y a longtemps
Ou bien j'ai oublié
Ou ça sentaient pas bon
Enfin ils ne veulent pas
Parfois quand on se voit
Semblant que c'est pas exprès
Avec ses yeux mouillants
Elle dit qu'elle partira
Elle dit qu'elle me suivra
Alors pour un instant
Pour un instant seulement
Alors moi je la crois, Monsieur
Pour un instant
Pour un instant seulement
Parce que chez ces gens-là
Monsieur, on ne s'en va pas
On ne s'en va pas, Monsieur
On ne s'en va pas
Mais il est tard, Monsieur
Il faut que je rentre chez moi.
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Lun 16 Fév - 14:49

La montagne qui accouche.

Une montagne en mal d'enfant
Jetait une clameur si haute
Que chacun, au bruit accourant,
Crut qu'elle accoucherait sans faute
D'une cité plus grosse que Paris.
Elle accoucha d'une souris.
Quand je songe à cette fable,
Dont le récit est menteur
Et le sens est véritable,
Je me figure un auteur
Qui dit: « Je chanterai la guerre
Que firent les Titans au maître du tonnerre. »
C'est promettre beaucoup: mais qu'en sort-il souvent?
Du vent.

Jean de La Fontaine
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Mer 18 Fév - 17:47

Le Vaisseau d'Or


C'était un grand Vaisseau taillé dans l'or massif.
Ses mâts touchaient l'azur sur des mers inconnues;
La cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues,
S'étalait à la proue, au soleil excessif.

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil
Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,
Et le naufrage horrible inclina sa carène
Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Ce fut un Vaisseau d'Or, dont les flancs diaphanes
Révélaient des trésors que les marins profanes,
Dégoût, Haine et Névrose ont entre eux disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève ?
Qu'est devenu mon coeur, navire déserté ?
Hélas ! Il a sombré dans l'abîme du Rêve !


Poèmes d'Emile Nelligan (1879-1941)



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MessageSujet: Re: Pohérésie   Mer 18 Fév - 20:21

Ce poème me fait un peu penser à ICARE, mais, ton lien me fascine tel un DÉDALE.
Je cherche la sortie…

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MessageSujet: Re: Pohérésie   Mer 18 Fév - 20:59

Je suis arrivé à reconstituer la pièce... d'or Smile
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Jeu 19 Fév - 20:08

moi aussi Very Happy Very Happy mais bon, sans intérêts Rolling Eyes

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MessageSujet: Re: Pohérésie   Jeu 19 Fév - 20:26

C'est la fonction de ce forum lol!

Amitiés


Dernière édition par Robert Nyst le Ven 20 Fév - 8:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Jeu 19 Fév - 20:53

j'aime ton humour Basketball

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MessageSujet: Re: Pohérésie   Ven 20 Fév - 8:33

C'est que tu t'habitues (enfin) à mon style lol!
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MessageSujet: Re: Pohérésie   Aujourd'hui à 21:56

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